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Pourquoi les défenseurs des droits des animaux doivent se mobiliser pour les personnes Noires

Le texte qui suit est de Zachary Toliver, publié pour PETA États-Unis et traduit pour PETA France.

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Chers amis défenseurs des animaux, je viens à vous en ce moment même – en tant qu’homme Noir épuisé – pour demander de l’aide afin de lutter contre le racisme systémique qui menace la vie des Noirs. Je sais personnellement à quel point vous êtes tous motivés, comme moi, à faire pression pour un réel changement. Nous devons montrer cette énergie dès maintenant.

Ceux d’entre nous qui sont actifs dans le mouvement des droits des animaux ont une raison d’être de puissants alliés. Si nous croyons vraiment à l’empathie et à la compassion pour tous les êtres vivants, nous pouvons le montrer aujourd’hui.

Les personnes impliquées dans le mouvement des droits des animaux savent trop bien à quel point il est frustrant de voir les gens se moquer de notre message, même lorsque nous sommes armés des preuves d’une injustice flagrante.

Pensez à quel point cela est exaspérant lorsque les vidéos de mères vaches pleurant leurs veaux volés tombent dans l’oreille d’un sourd. Pensez à la frustration que nous ressentons lorsque des individus tentent de justifier les maltraitances commises par des travailleurs qui frappent et mutilent des moutons pour obtenir de la laine. Ou lorsque des personnes sans cœur rient lorsque des éleveurs égorgent des animaux conscients dans les élevages. Je ressens tout cela moi aussi.

Reconnaissez notre colère en tant que Noirs lorsque les autorités tentent d’éviter ou de déformer le récit du meurtre de Noirs par des racistes. Tout comme nous savons qu’il est indéfendable d’utiliser et de maltraiter des animaux, les meurtres de George Floyd, Breonna Taylor et Ahmaud Arbery et les presque innombrables autres vies Noires prises à cause d’une violente intolérance sont totalement injustifiables.

C’est particulièrement vrai lorsque ces atrocités sont filmées pour que le monde entier puisse les voir. Le mouvement des droits des animaux et le mouvement Black Lives Matter comptent tous deux des militants qui savent que des violences horribles ont lieu quotidiennement hors champ. Mais lorsque les gens regardent les images par eux-mêmes, ils ne peuvent plus se déclarer ignorants, mais seulement apathiques. C’est pourquoi nous devons nous tenir debout – et marcher – ensemble.

Nous connaissons bien le système de justice partial. Les dés sont pipés contre quiconque s’efforce de mettre fin à l’oppression.

Delsol Productions

Les deux mouvements se rendent également compte que même les preuves enregistrées ne suffisent souvent pas pour obtenir une condamnation aux États-Unis. Les manifestations qui ont lieu en ce moment sont plus importantes que les quatre officiers qui ont assassiné George Floyd devant les caméras. Les racistes, qu’ils portent ou non un badge, restent souvent impunis pour avoir tué des Noirs américains.

Combien de fois avons-nous vu des actes de cruauté évidents rester impunis dans le mouvement des droits des animaux ? Souvenons-nous de cette blessure – ce chagrin causé par l’échec du système judiciaire – et utilisons-la pour faire le lien avec les événements du mouvement Black Lives Matter.

Il y a des policiers Noirs, et il y a de bons policiers de toutes les couleurs. Mais les gens marchent maintenant dans le monde entier contre des actes de barbarie qui sont systémiques dans de nombreux services de police.

Les manifestants d’aujourd’hui exigent la même chose que les défenseurs des droits des animaux : que des comptes soient rendus.

Le mouvement Black Lives Matter appelle à « mettre fin au racisme systémique qui permet à cette culture de la corruption de se développer sans contrôle et de nous enlever la vie. »

Cet appel à la fin de l’oppression injuste est un message qui devrait trouver un écho auprès de chaque personne qui milite pour les droits des animaux. De nombreux membres de PETA et d’autres militants des droits des animaux savent ce que c’est que d’être arrêté et détenu simplement pour avoir manifesté contre l’injustice. Pendant ce temps, les auteurs d’actes ignobles s’en tirent à bon compte.

Nos deux mouvements veulent une législation réformatrice radicale qui contribuerait à déboucher sur des condamnations. Nous voulons tous plus de transparence dans les enquêtes. Nous voulons des procureurs et des procureurs généraux qui se battront pour nous lorsque nous dénoncerons la cruauté.

Les défenseurs des droits des animaux veulent que justice soit toujours rendue, et donc ils peuvent comprendre l’importance de neutraliser les forces de police militarisées qui tuent les Noirs. PETA est en première ligne pour réclamer la fin du financement des institutions fédérales et étatiques qui injectent de l’argent dans des expériences cruelles sur les animaux et qui utilisent et souvent tuent des animaux pour se divertir. Nous savons que ces institutions parlent couramment une seule langue, celle de l’argent.

Au bout du compte, nous voulons tous que davantage de fonds soient consacrés à des projets positifs : hôpitaux, écoles et programmes sociaux qui contribuent à la construction de nos communautés.

S’il vous plaît, résistez à la tentation de vous écarter de l’objectif de ces manifestations en adoptant une perspective « toutes les vies comptent ».

L’idée vient d’un cœur compatissant – et l’idée est vraie – mais cette phrase a été utilisée pour délégitimer le mouvement Black Lives Matter.

En tant que défenseur des droits des animaux, vous savez à quel point il est frustrant que quelqu’un dise : « Comment pouvez-vous vous soucier des animaux alors que des enfants ont faim ? » Ce n’est pas l’un ou l’autre. Mais lorsque vous manifestez contre des actes tels que la mort de cochons par ébouillantage à l’intérieur des abattoirs ou les courses de chiens à mort dans l’Iditarod, vous parlez de vies très spécifiques. Il faut maintenir cette focalisation.

En ce moment, les militants Noirs comme moi demandent aux gens de toutes les couleurs d’écouter nos revendications et nos besoins.

S’il vous plait, écoutez-nous. Tout comme PETA souhaite que le monde se préoccupe du sort des animaux qui souffrent dans les laboratoires, les élevages et les zoos délabrés et qu’il s’informe sur le sort des animaux soumis à la suprématie de l’humain, le mouvement Black Lives Matter souhaite que les gens en apprennent le plus possible sur le racisme systémique.

Ce n’est pas le moment de faire du « qu’en est-il de… ». C’est le moment de se tenir aux côtés de nos frères et sœurs contre le même système cruel qui ne réfléchirait pas à deux fois avant de vous projeter et de vous plaquer, face contre terre, lors de votre propre manifestation.

Chers amis défenseurs des animaux, nous connaissons le pouvoir de la protestation et de la manifestation. Utilisez-le maintenant.

En tant que végan Noir, je ne marche pas sur la pointe des pieds entre deux identités – j’embrasse la solidarité de ces deux mondes. Beaucoup d’autres le font aussi, car les Afro-Américains sont la population de végans qui connaît la plus forte croissance aux Etats-Unis. Vivre végan c’est autant un acte qui sauve les animaux qu’une déclaration politique contre un statu quo injuste.

Je demande seulement à mes collègues défenseurs des droits des animaux de faire entendre leur voix et de faire preuve de solidarité avec les personnes Noires maintenant, car c’est le moment de le faire. Chacun a la responsabilité morale de s’opposer à la haine et à la violence, quelles que soient les victimes. Votre voix pourrait très bien me sauver la vie.

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Texte de Zachary Toliver, publié pour PETA États-Unis

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Guide végan de PETA pour « Animal Crossing: New Horizons »

Alors que tout le monde se confine chez soi et se tourne plus que jamais vers les réseaux sociaux, vous avez probablement entendu parler du nouveau jeu de Nintendo, Animal Crossing: New Horizons. Ce guide végan vous aidera à répondre à certaines des questions éthiques qu’il pose et vous donnera l’occasion d’aider de vrais animaux tout en vivant votre vie sur l’île.

Est-ce végan de pêcher dans Animal Crossing ?

C’est un vrai problème. La pêche n’est pas végane ! Vous ne devriez pas pêcher dans la vie réelle, donc vous ne devriez pas non plus le faire dans le jeu.

Bien sûr, contrairement à la vie réelle, les poissons dans le jeu ne ressentent pas la douleur, mais la pêche est nuisible aux animaux et à la planète. C’est votre île, et c’est à vous de la protéger. Arracher les animaux sauvages à leur habitat dans l’océan pour les « donner » à Blathers afin de les exposer dans un musée est non seulement cruel mais aussi mauvais pour l’environnement.

Dans le monde réel, chaque année, les pêcheurs laissent derrière eux une traînée de victimes des engins de pêche qui comprend des millions d’oiseaux, de tortues, de dauphins et d’autres animaux qui subissent de graves blessures après avoir avalé des hameçons ou s’être empêtrés dans des lignes de pêche. Selon les spécialistes de la réhabilitation de la faune, le matériel de pêche abandonné est l’une des plus grandes menaces pour les animaux aquatiques. Ne laissez pas cela se produire sur votre île !

Il est décevant qu’un jeu dans lequel des villageois de toutes les espèces (allant des éléphants et des canards aux cerfs et aux cochons) coexistent harmonieusement avec les humains encourage la maltraitance envers les poissons et les insectes. Au lieu d’être reconnus comme les individus vivants et sentients qu’ils sont, ils sont présentés comme des formes de divertissement pour les autres villageois. Votre île devrait être un espace sûr pour tous les animaux, petits et grands.

Est-il acceptable d’attraper des insectes dans Animal Crossing ?

Des papillons aux cafards, votre île est un foyer grouillant d’insectes et autres petits animaux. Préservez cette population !

Blathers aimerait construire un musée de poissons et d’insectes sur votre île. Ne le laissez pas faire !

Tout comme les poissons n’ont pas leur place dans les aquariums, les insectes n’ont pas leur place dans les caisses exiguës d’un musée pour que les autres villageois puissent les admirer. Votre île doit être un lieu où les animaux sauvages sont libres de vivre sans être capturés et exploités. Dans le monde réel, les animaux souffrent en captivité dans des endroits comme les parcs marins ou les zoos. Ils sont privés de tout ce qui est naturel et important pour eux. Dans Animal Crossing, vous avez le choix de laisser les animaux de votre île vivre à l’abri de la maltraitance, alors s’il vous plaît, laissez-les tranquilles !

Les palourdes ressentent-elles la douleur ?

Sur votre île, vous pouvez creuser pour trouver des palourdes. Voici pourquoi vous ne devriez pas le faire.

Les palourdes sont des bivalves qui nous paraissent certainement moins familières que les mammifères, mais elles méritent quand même considération et respect. Elles sont capables d’une gamme surprenante de comportements. Saviez-vous par exemple qu’elles peuvent échapper au danger en creusant dans le sable ? Bien qu’il ne soit pas clair si elles ressentent la douleur ou pas, dans le monde réel, elles jouent un rôle important dans l’écosystème. Et si elles ressentent de la douleur, elles constituent un énorme groupe d’animaux qui souffrent pour la nourriture chaque année. Dans le doute, il vaut mieux ne pas creuser pour trouver des palourdes sur son île.

Dois-je laisser les bernard-l’ermite du jeu tranquilles ?

Les bernard-l’ermite adorent traîner sur le rivage de votre île. Laissez-les y. Lorsque vous capturez un bernard-l’ermite dans le jeu, l’écran affiche : « J’ai attrapé un bernard-l’ermite ! Je crois qu’il voulait qu’on le laisse tranquille ! » Dans cette situation, le jeu démontre une étonnante prise de conscience sur le fait que nous ne devrions pas déranger ces animaux et les enlever de leurs lieux de vie.

Dans la vie réelle, les bernard-l’ermite peuvent vivre plus de 30 ans dans leur habitat naturel sur les côtes des mers tropicales, mais après avoir été vendus dans le cadre du commerce des animaux de compagnie, la plupart ne vivent pas plus de quelques mois à un an. Ne prenez pas les bernard-l’ermite sur les plages de votre île pour les vendre à Blathers ou Timmy Nook. Ce ne sont pas des objets, ce sont des individus !

Que mangerait un végan sur une île déserte ?

Maintenant, le monde entier connaît la réponse à l’éternelle question de savoir ce qu’un végan mangerait sur une île déserte : des fruits ! Dans le jeu, cela vous rend fort.

Lorsque vous mangez suffisamment de fruits, vous devenez assez fort pour briser des rochers et en tirer des clochettes et des ressources supplémentaires.

Quels autres aliments végans pouvez-vous manger dans le jeu ?

Les îles ont différents fruits de départ, dont les suivants : pommes, cerises, noix de coco, oranges, pêches, poires.

Rendez-vous chez des amis ou sur des îles mystérieuses pour récolter toutes sortes de fruits pour un menu végan coloré.

Dois-je construire une niche pour mon chien ?

Si vous recevez des instructions pour construire une niche, ne le faites pas ! La vie au bout d’une chaîne est un problème bien réel pour de nombreux chiens à travers le monde.

En ce moment, d’innombrables chiens sont retenus à l’extérieur, par tous les temps, avec des chaînes comme celle que l’on voit ici. Ils languissent seuls et luttent pour survivre aux longues journées et aux longues nuits sans véritable abri contre les éléments. Souvent, ces chiens isolés sont même privés de l’essentiel, comme la nourriture, l’eau et les soins vétérinaires. Ils sont forcés de passer leur vie seuls, relégués dans la cour sans aucune compagnie, ni jeu, ni exercice. Les chiens sont des individus qui ont leur place dans les maisons, et non pas au bout d’une chaîne. S’il vous plaît, ne les maltraitez pas sur votre île.

Tom Nook vous exploite-t-il ?

Tom Nook est un Tanuki, ou chien viverrin, qui est souvent tué pour sa fourrure dans la vraie vie. Dans le monde réel, d’autres comme lui sont battus, électrocutés par voie anale, gazés ou écorchés vifs. Laissez-le tranquille.

Qui est Harvey ?

Un des nombreux villageois uniques que vous rencontrerez à Animal Crossing: New Horizons est Harvey le chien. C’est un vrai hippie, il aime la nature et il est végan ! Dans les jeux précédents, il a exprimé son penchant pour les burritos végans et son amour pour les oiseaux.

Alerte spoiler : dans Animal Crossing, ce généreux chien végan vous invitera sur son île et vous permettra d’utiliser gratuitement son studio photo, Photopia. Vous pourrez y réaliser des décors originaux, essayer différents costumes et même utiliser les modèles dans l’une des cinq pièces de Harvey pour des séances de photos.

Comment faire connaître les droits des animaux par le biais d’Animal Crossing ?

Donnez à votre île un nom respectueux des animaux comme Veganville.

Personnalisez votre passeport avec une phrase comme #NonAuSpécisme ou « Adoptez, n’achetez pas » ou encore « Vivez végan » !

Faites des motifs personnalisés.

Affichez un bulletin pour demander à vos visiteurs de ne pas déranger les animaux sauvages.

« S Junipero a une politique de tolérance zéro en matière de spécisme. Pas de pêche. Pas de capture d’insectes. Respectez tous les animaux lors de votre visite. Merci ! »

Comment pouvez-vous profiter de votre île en respectant les animaux ?

Au lieu de pêcher ou d’attraper des insectes, pratiquez des activités respectueuses des animaux lorsque vos amis viennent visiter votre île.

Comme faire un feu de camp…

… jouer de la musique ensemble sous les étoiles…

… ou découvrir ensemble une plage secrète !

Asseyez-vous et profitez de la vie sur l’île tout en sachant que vous ne causez aucun dommage réel ou virtuel aux animaux.

PETA est-elle contre Animal Crossing: New Horizons ?

PETA espère que le jeu encouragera les gens à se sentir plus proches des animaux avec lesquels nous partageons notre planète et les incitera à agir pour dire #NonAuSpécisme – le spécisme étant la croyance erronée selon laquelle les humains sont supérieurs à toutes les autres espèces animales et qu’il est normal que nous exploitions certaines espèces de manière horrible pour nos propres besoins.

Animal Crossing: New Horizons est fantastique à bien des égards, mais quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu’il est surtout très réaliste. Bien que les autres animaux ne parlent pas la même langue que nous, ils ont vraiment leurs propres moyens de communication et leur propre personnalité. En peuplant votre île d’animaux tels que des moutons, des cerfs et des lapins qui ont une forte personnalité, Nintendo rappelle une vérité importante : les animaux sont des individus.

Agnès, l’une des villageoises de départ, est une gentille truie et une charmante voisine. Dans la vie réelle, les cochons sont tout aussi doux, gentils et aimables. Les mères cochons chantent même pour leurs petits ! Mais à cause du spécisme, les humains abattent les cochons et mangent leur chair, au lieu de les reconnaître comme des êtres sensibles qui méritent le respect.

Un autre villageois de départ, Axel, est un éléphant qui aime bouger et faire de l’exercice. Dans la vie réelle, les éléphants aiment parcourir de grands espaces avec leur famille. Mais à cause du spécisme, les humains les capturent, les enferment et les maltraitent pour se divertir. Ces magnifiques animaux sont contraints à une vie de misère pour des balades et des numéros de cirque cruels.

Animal Crossing: News Horizons devrait faire passer le message important que les autres animaux sont des individus avec lesquels nous partageons le monde, et non des objets que nous pouvons exploiter. Nous sommes tous des animaux et nous méritons tous le respect.

Faites une pause dans votre vie sur l’île et aidez les animaux du monde réel dès aujourd’hui !

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PETA ne ralentit pas ses missions car les animaux ont encore besoin de notre aide

Malgré les nombreuses perturbations et les précautions sanitaires auxquelles nous sommes tous confrontés aujourd’hui, le travail révolutionnaire de PETA pour aider les animaux (y compris le militantisme, la recherche, les révélations inédites et les nouvelles stratégies de sensibilisation en ligne à la place d’être dans la rue) ne ralentit pas ! Nous sommes toujours là, pour aider activement les animaux.

Comme nous l’avons vu lors d’autres crises (qu’elles soient naturelles ou causées par l’humain) les animaux et leurs intérêts font partie des victimes de la pandémie.

Malgré cette période d’incertitude, PETA ne manquera pas une occasion d’aider. Nous continuerons à faire pression sur les entreprises, les industries et les personnes qui maltraitent les animaux.

Que nous nous efforcions de mettre fin à la souffrance des singes dans le cadre d’expériences, des visons dans le commerce de la fourrure ou des poules dans les élevages, PETA ne peut contribuer à réaliser des progrès décisifs pour les animaux que grâce à la détermination de nos sympathisants. Si vous en avez les moyens, aidez-nous à fournir les ressources nécessaires pour que notre travail en faveur des animaux se poursuive pendant les semaines incertaines à venir en faisant un don spécial dès maintenant.

Quel que soit le temps qu’il nous faudra pour sortir de cette crise due au coronavirus, les animaux auront toujours besoin de notre aide. Votre soutien et votre compassion sont très importants pour tous les animaux, et pour nous à PETA.

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L’abattage rituel – La cruauté sous un autre nom

Les lois alimentaires de l’Islam et du Judaïsme exigent que les animaux soient « en bonne santé » au moment où ils se font trancher la gorge. Lorsque ces lois ont été adoptées il y a des milliers d’années, elles étaient probablement plus humaines que toute autre alternative existante. Cependant, le monde a radicalement changé depuis lors, et aujourd’hui l’abattage n’est que la dernière étape d’une vie remplie de misère, de douleur et de peur pour les animaux élevés pour leur chair dans des élevages industriels. Compte tenu de tout ce que nous savons aujourd’hui de l’intelligence et de la complexité émotionnelle des animaux, les gens devraient se demander non pas comment les tuer, mais si nous devrions les tuer tout court. La grande majorité des animaux d’élevage – qu’ils soient destinés à l’abattage halal, casher ou « conventionnel » – sont élevés dans des systèmes d’élevage où ils sont régulièrement mutilés, où les femelles sont fécondées de force, où les bébés sont arrachés à leur mère et où ils sont forcés de vivre dans des hangars sales et surpeuplés ou dans d’autres systèmes de confinement. Toutes ces pratiques contreviennent aux principes fondamentaux de compassion et de respect de la vie que partagent la plupart des religions.

De nombreux animaux tués selon les pratiques de l’abattage rituel sont pleinement conscients lorsque leur gorge est tranchée. Il n’est pas possible de généraliser pour tous les abattages religieux, car les pratiques diffèrent, mais une chose est sûre : tout animal pleinement conscient est absolument et naturellement terrifié lorsqu’une chaîne est attachée à sa patte et qu’il est hissé en l’air à l’envers. Les oiseaux paniqués se débattent et souffrent terriblement, car leurs pattes peuvent se casser ou être arrachées de leurs corps sous leur propre poids. Des recherches montrent que lorsque les bovins et les moutons sont tués sans étourdissement, il faut parfois plusieurs secondes d’une agonie inimaginable pour qu’ils perdent conscience après avoir été égorgés. Des études récentes ont démontré que les animaux étourdis saignent exactement de la même manière que les animaux non étourdis, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de refuser l’étourdissement pour éviter la consommation de sang, l’un des objectifs de l’abattage rituel.

De nombreux juifs et musulmans qui connaissent la vérité sur l’abattage kasher et halal moderne sont, à juste titre, préoccupés par cette pratique ou s’y opposent – et d’ailleurs, les rabbins orthodoxes de pays tels que la Norvège et la Suède ont accepté des lois exigeant l’étourdissement. Au Royaume-Uni, de nombreux animaux abattus pour le marché musulman sont étourdis et certifiés halal par certains des nombreux organismes compétents, pour autant que tous les autres aspects de l’abattage soient conformes à la loi islamique.

Un nombre croissant de musulmans tournent également le dos à la viande et prônent la bonté envers les animaux. De même, de nombreux juifs pensent que manger végan est la nouvelle kashrout (règle alimentaire) de notre époque. En fait, le mode de vie végan se développe si rapidement en Israël que le pays a été surnommé la capitale mondiale du véganisme.

L’abattage ne peut jamais être éthique

C’est un simple fait qu’aucune forme de massacre – religieux ou autre – ne peut jamais être éthique. Le nombre d’animaux nécessaires pour répondre aux habitudes actuelles de la société en matière de consommation de viande rend impossible toute attention individuelle à leurs besoins et désirs. Dans les abattoirs conventionnels de France, des millions de vaches, de porcs, de moutons et de poulets sont incorrectement étourdis chaque année à l’aide de pistolets percuteurs, par électrocution ou par gazage, ce qui signifie que leur gorge est tranchée alors qu’ils sont conscients et terrifiés. Si vous mangez de la viande, il n’y a aucun moyen de savoir si l’animal qui se trouve dans votre assiette a été étourdi avant d’être abattu.

Ce que vous pouvez faire

Nous n’avons pas le droit d’utiliser et de tuer des animaux pour nos propres intérêts. Ils ne nous appartiennent pas, et ils accordent autant de valeur à leur vie que nous en accordons à la nôtre. Une société dans laquelle manger des animaux est la norme est une société qui considère les animaux comme de simples possessions, produits et marchandises, et non comme des individus ayant des sentiments, une personnalité et une famille. Pour faire preuve d’une véritable compassion envers les êtres sensibles qui sont élevés et tués pour servir de nourriture, il n’y a qu’un seul label qui compte vraiment : « végan ».
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« Bien-être animal » : de « grandes mesures » très décevantes

Le ministre de l’Agriculture, M. Didier Guillaume, promettait depuis l’année dernière de « grandes mesures » en terme de bien-être animal. Ces décisions ont enfin été dévoilées ce matin lors de la conférence de presse sur les mesures pour la protection et l’amélioration du bien-être animal – et se révèlent trop peu ambitieuses. La population française est de plus en plus soucieuse de la cause animale, et bien qu’allant dans le bon sens, ces mesures sont très insuffisantes et n’épargnerons pas aux animaux élevés pour la consommation les souffrances quotidiennes et la mise à mort violente qui leur sont réservées.

La fin du broyage des poussins réaffirmée pour 2021

Le broyage des poussins prendra fin en 2021 – c’est l’annonce qui avait été faite par le ministre de l’Agriculture le 30 octobre dernier, et qui vient d’être réaffirmée. Le broyage est une des pratiques utilisées pour se débarrasser des poussins malades, difformes, de « mauvaise qualité » ou nés mâles – c’est-à-dire jugés inutiles par l’industrie des œufs car ils ne pondent pas. Les femelles quant à elles sont vendues en tant que futures poules pondeuses et subiront la même vie misérable que leurs mères. Malheureusement, d’autres moyens de mise à mort des poussins existent – comme le gazage et l’étouffement – et rien n’a été précisé à leur sujet.

Une méthode alternative existe cependant, mais elle reste couteuse : le sexage dans l’œuf – un procédé développé en Allemagne qui permet de ne mener à l’éclosion que les poussins femelles, mais n’épargnera pas la souffrance de ces dernières : l’appétit des humains pour les œufs de poules a pour conséquence l’enfermement de millions de ces oiseaux qui passeront leur vie entière dans des cages exiguës où ils ne pourront jamais déployer leurs ailes, respirer l’air frais ou sentir les rayons du soleil sur leur dos. La solution la plus éthique est de ne pas consommer d’œufs.

Les porcelets continueront à être castrés à vif pendant plus d’un an

Interdite dans plusieurs pays européens, la castration à vif des porcelets concerne environ 85% des cochons mâles français. C’est aujourd’hui au tour de la France de mettre fin à cette opération cruelle qui sera interdite… fin 2021. Pratiquée sans anesthésie sur des animaux âgés de moins de 7 jours, elle a pour but d’éviter que ne se développe une odeur désagréable lors de la cuisson, provoquée par certaines hormones sexuelles mâles. La castration ne sera pas interdite mais devra dans le futur être faite avec anesthésie.

Des millions de porcelets vont donc continuer à être douloureusement mutilés pendant encore plus d’un an. En outre, que les cochons soient castrés ou non, avec anesthésie ou non, cela ne changera rien aux autres souffrances qu’ils endurent dans les élevages. En France, 95% des cochons sont enfermés dans des élevages intensifs, où ils ne fouleront jamais le sol mais vivront sur des caillebotis dans une promiscuité insalubre, avant de connaitre une mort terrifiante à l’abattoir.

Des mesures timides pour éviter les abandons

© iStock.com/Pekic

Plus de 100 000 animaux de compagnie sont abandonnés chaque année en France. Face à ce triste record européen le gouvernement avait annoncé vouloir prendre des mesures pour endiguer le phénomène. Les conclusions de la mission parlementaire sur les abandons d’animaux de compagnie ne seront pas connues avant le milieu de l’année, mais certaines mesures ont déjà été annoncées.

Le gouvernement souhaite sanctionner les propriétaires de chats non identifiés (puces ou tatouages) par une amende – ce qui existe actuellement pour les chiens – afin de lutter contre l’abandon. Cette mesure était plus que nécessaire, cependant rien n’a été précisé concernant la mise en œuvre des contrôles. Nous regrettons également que la nécessité de la stérilisation dans la lutte contre l’abandon, afin de limiter le nombre d’animaux cherchant un foyer, n’ait pas été abordée.

Alors que l’abandon, les actes de cruauté et les sévices sur un animal sont seulement punis de 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende, le vol d’un meuble est aujourd’hui puni… de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende ! Il aurait également été nécessaire que le gouvernement prenne la décision de renforcer la répression de ces délits envers les animaux en augmentant les peines – et en les faisant appliquer.

Malheureusement aucune action concernant la vente d’animaux en animalerie n’a été annoncée, alors que les refuges sont pleins d’animaux abandonnés en attente d’un nouveau foyer. La France ferait bien de prendre exemple sur la Californie par exemple, où les animaleries ne peuvent proposer que des animaux issus des refuges.

Le gouvernement a cependant annoncé vouloir mettre fin à la vente non réglementée de chiens et de chats « dans les véhicules » – autrement dit, la vente à la sauvette, qui est déjà punie par la loi. En outre, des lois existent déjà concernant la vente d’animaux, mais qui ne sont pas ou peu respectées et sanctionnées. Depuis le 1er janvier 2016 tout vendeur de chiot ou de chaton qui poste une annonce en ligne doit être inscrit au registre du commerce et disposer d’un numéro Siren (Système d’identification du répertoire des entreprises) auprès de la Chambre d’agriculture, sous peine d’amende. Malheureusement les fraudes sont très nombreuses et ces ventes en ligne encouragent le commerce illégal d’animaux de compagnie. Dans l’impossibilité de faire respecter la loi et empêcher le trafic d’animaux, la France devrait être plus ambitieuse et prendre le problème à la source en interdisant ces annonces en ligne.

Aidez les animaux victimes du spécisme

Bien qu’allant dans le bon sens, ces mesures sont très loin d’effacer toutes les autres souffrances que les animaux exploités pour l’alimentation doivent endurer durant toute leur vie de confinement, ni une mort terrifiante à l’abattoir.

Il est frappant de comparer ici les mesures prises pour les animaux d’élevage, et celles pour les animaux dits de compagnie : tandis que ces derniers sont protégés de la maltraitance par la loi, les premiers sont encore broyés, mutilés, arrachés à leurs mères, inséminés de force, gavés, enfermés, électrocutés, gazés et égorgés, parfois encore conscients, en toute impunité. C’est une illustration criante du spécisme qui imprègne nos relations aux animaux non humains. Les animaux ne sont pas des objets qui nous appartiennent : ils sont des individus avec leurs propres intérêts, ils ressentent des émotions, tout comme nous, et la vie d’un cochon mérite autant de considération que celle d’un chien.

Toute personne souhaitant réellement mettre fin à la souffrance animale peut s’engager à ne jamais acheter un animal (pour privilégier l’adoption en refuge) et à agir à travers ses choix de tous les jours : il suffit d’arrêter de consommer « viande », poissons, lait et œufs ! Vous pouvez commencer dès aujourd’hui en vous inscrivant à notre programme d’emails d’un mois durant lequel nous vous accompagnerons dans la découverte de l’alimentation végétale :

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Australie : comment aider les koalas et autres animaux touchés par les feux de brousse

L’Australie brûle. Depuis le mois de septembre plus de 8 millions d’hectares sont partis en fumé, et les feux de brousse continuent de ravager le pays à un rythme alarmant. Des photos et des vidéos d’animaux carbonisés – incapables d’échapper aux terribles flammes – sont partout en ligne où que vous regardiez. On estime maintenant que près d’un milliard d’animaux sont déjà morts. Les humains, eux aussi, meurent et sont déplacés. Tout ce qui concerne le destin actuel de l’Australie semble avoir une ampleur apocalyptique.

Les gens sont profondément bouleversés par ce qui se passe dans le pays : des kangourous piégés dans des clôtures de barbelés alors qu’ils tentent de fuir les incendies, des vaches et des moutons cuits vivants dans les flammes, et maintenant des tireurs qui ont reçu l’ordre d’abattre des milliers de chameaux qui cherchent désespérément de l’eau.

Dans la vidéo ci-dessous, un passant a filmé des dizaines et des dizaines d’animaux morts et brûlés, éparpillés le long des routes :

Durant cette crise, nous avons vu des actes de bravoure et de compassion incroyables, mais vous n’avez pas besoin de courir dans le bush en feu et de sauver des koalas pour aider. Chaque jour, nos actions individuelles ont un impact sur notre climat et les conditions qui ont causé la gravité de ces incendies.

Le changement climatique est à l’œuvre, et nous devons agir comme jamais auparavant

Les scientifiques ont déclaré avec insistance que le changement climatique a joué un rôle clé dans les feux de brousse de cette année, qui ont brûlé plus d’hectares que les récents feux dans la forêt amazonienne et en Californie réunis. Le Bureau australien de la météorologie a déclaré que « le changement climatique influence la fréquence et la gravité des dangereux feux de brousse en Australie et dans d’autres régions du monde ». Un rapport sur l’état du climat publié en 2019 (avant les incendies) par cet organisme relève « une hausse sur le long-terme de la météo favorable aux feux extrêmes et un allongement de la saison des feux. Le changement climatique, y compris les températures en hausse, contribue à ces tendances. »

Anomalie des températures moyennes annuelles en Australie• Crédits : BOM – Bureau of Meteorology

L’Australie a des émissions de gaz à effet de serre par habitant parmi les plus élevées au monde. Citant des recherches effectuées en partenariat avec Australian Wool Innovation, Dairy Australia et Meat & Livestock Australia, le site internet du gouvernement australien affirme que les émissions directes du bétail représentent environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre du pays. Cependant, des scientifiques indépendants placent ce chiffre à un niveau beaucoup plus élevé. Par exemple, le Dr Barry Brook, professeur de durabilité environnementale à l’Université de Tasmanie, estime que l’élevage d’animaux pour l’alimentation est responsable de la moitié des émissions à court terme de l’Australie.

Mais l’histoire est la même dans le monde entier. Récemment, les Nations Unies ont déclaré que la consommation de viande doit diminuer de 90 % pour que nous puissions éviter les pires effets du changement climatique, et les chercheurs de l’Université d’Oxford ont conclu que la suppression des produits animaux de notre alimentation est « la meilleure façon » de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de préserver l’eau et la terre.

Vous pouvez agir pour les koalas, les dromadaires et tous les autres animaux

Il y a quelque chose qui peut être fait, une solution à long terme pour cette horreur et les autres qui suivront inévitablement, car la chaleur et la sécheresse prolongées ont étendu les périodes de feux de forêt saisonniers dans le monde entier et nous sommes confrontés à des extinctions massives, à la montée du niveau des mers et à des changements de température record.

Il ne fait aucun doute que nous avons besoin que les secteurs de l’énergie et des transports s’éloignent des combustibles fossiles, mais nous ne pouvons pas simplement attendre une meilleure technologie ou que les politiciens fassent ce qui est bon pour l’environnement. Nous devons prendre nos responsabilités individuelles et faire ce que nous pouvons dans notre propre vie pour réduire les émissions, ce qui signifie supprimer la viande et les autres produits d’origine animale de notre alimentation. Peu d’entre nous peuvent acheter une voiture électrique ou vivre entièrement hors du réseau d’énergie, mais nous pouvons tous choisir un burger végétarien au lieu d’un burger au bœuf.

Nous pouvons (et devons) lutter contre le changement climatique. Le moyen le plus simple, et de loin, est de cesser de manger des animaux et devenir végan dès maintenant. Cela ne nécessite aucune initiative gouvernementale ou promesse de la part d’une multinationale. Il s’agit seulement de choisir de laisser les animaux hors de votre panier d’achat.

Devenir végan peut aider à éviter que les animaux soient brûlés vifs dans un feu de brousse ou qu’ils soient égorgés dans un abattoir.

On estime que plus d’un milliard d’animaux ont été tués dans les incendies en Australie. C’est à peu près le même nombre d’animaux terrestres qui sont horriblement abattus en quelques jours juste pour que les gens puissent manger leur chair. Qu’il s’agisse d’un kangourou piégé dans une clôture de barbelés en fuyant son habitat en feu ou de vaches qui crient et se débattent pour leur vie alors qu’elles sont hissées par des chaînes pour se vider de leur sang, chacun de ces animaux a craint pour sa vie et a fait tout ce qu’il pouvait pour la conserver.

Le meilleur moment pour devenir végan était hier – le second meilleur moment est maintenant

Beaucoup d’entre nous se sentent relativement impuissants face aux extinctions massives, à l’élévation du niveau de la mer et aux feux de saison records, mais nous avons en fait beaucoup de pouvoir pour changer les choses si nous l’exploitons. Il est impératif que nous prenions la responsabilité personnelle de la protection de notre planète, et de loin la façon la plus simple de le faire est de cesser de manger des animaux et de devenir végan dès maintenant. Nous pouvons aider les animaux sauvages qui sont partout dans le monde touchés par la destruction de leur habitat naturel en choisissant des aliments végans respectueux du climat et de l’environnement.

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Les humains sont-ils censés manger de la viande ?

Les personnes qui mangent de la viande affirment qu’il est « naturel » que les humains consomment des animaux. Mais est-ce vrai ou est-ce juste une excuse pour ignorer les façons atroces dont les animaux sont tués pour de la nourriture ? Est-on vraiment censé manger de la viande ?

Nous n’aimons pas le sang

La plupart des humains sont répugnés à la vue du sang, des intestins et de la chair crue et ne peuvent tolérer d’entendre les cris des animaux qui se font démembrer. La réalité sanglante du massacre et de la consommation d’animaux nous dégoûte intrinsèquement.

Nous n’avons pas des dents de carnivores

Les humains ont des ongles courts et délicats et de petites canines émoussées. Tous les vrais carnivores ont des griffes acérées et de grandes canines qui sont capables de déchirer la chair sans avoir besoin de couteaux ni de fourchettes.

Les mâchoires des vrais carnivores ne bougent que de haut en bas, ce qui leur permet d’arracher des morceaux de chair de leurs proies. Les humains peuvent faire bouger leurs mâchoires de haut en bas et de gauche à droite, et nous avons aussi des molaires plates (qui manquent aux carnivores), ce qui nous permet de broyer les fruits et légumes avec nos dents du fond comme les herbivores.

Le docteur Richard Leakey, anthropologue de renom, a déclaré : « Nous ne pouvons pas déchirer la chair à la main, nous ne pouvons pas déchirer la peau à la main. Nos dents antérieures ne sont pas adaptées pour déchirer la chair ou la peau. Nous n’avons… pas de grandes canines, et nous n’aurions pas été en mesure de nous débrouiller avec des sources de nourriture qui nécessitent de grandes canines. »

Notre système digestif n’aime pas la viande

Les carnivores ont des intestins courts qui permettent à la viande de passer rapidement à travers leur système digestif. Les intestins des humains sont beaucoup plus longs, comme ceux des mangeurs de plantes. Cela donne au corps plus de temps pour décomposer les fibres et absorber les nutriments des aliments d’origine végétale.

La viande peut entraîner des intoxications alimentaires chez les humains

Les vrais carnivores engloutissent des morceaux de chair crue en comptant sur leurs acides gastriques puissants pour les décomposer et tuer les bactéries dangereuses issues de la viande qui autrement les rendraient malades ou les tueraient. Les humains ont des acides gastriques beaucoup plus faibles qui sont semblables à ceux que l’on trouve chez les animaux qui digèrent des fruits et des légumes prémâchés. Sans acides gastriques de carnivores pour tuer les bactéries présentes dans la viande, manger de la chair animale peut nous provoquer des intoxications alimentaires. Selon le ministère de l’Agriculture, la viande est une cause importante de maladies d’origine alimentaire. En France, entre 10 000 et 13 000 personnes sont victimes d’intoxication alimentaire chaque année.

Pour cette raison, nous devons cuire la viande pour la rendre plus facile à digérer et afin de détruire les bactéries, mais il peut y avoir un lien entre la cuisson de la viande à haute température et le développement du cancer du côlon.

La viande peut entraîner des maladies cardiaques chez les humains

Les animaux carnivores à l’état sauvage ne développent pratiquement JAMAIS de maladies cardiaques ou d’accidents vasculaires cérébraux, des maladies dont le risque de développement est plus élevé chez les humains en raison de leur consommation de graisses saturées et du cholestérol présents dans la viande.

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Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité au monde. Si les humains étaient censés manger de la viande, pourquoi les mangeurs de viande courent-ils un risque 32 % plus élevé de développer une maladie cardiaque que les végétariens ?

Il se peut que nous ingérions trop de protéines

Les occidentaux sont en général plus susceptibles de consommer trop de protéines, ce qui entraîne des carences nutritionnelles ou une insuffisance en fibres.

Manger trop de protéines peut également augmenter votre risque de développer une maladie cardiaque et peut aggraver les fonctions rénales chez les personnes atteintes d’une maladie rénale car l’organisme peut avoir plus de difficultés à éliminer les toxines provenant du métabolisme des protéines. T. Colin Campbell, directeur du Projet Cornell-Chine-Oxford sur la nutrition, la santé et l’environnement et auteur de L’enquête Campbell, a déclaré : « Au cours des dix prochaines années, l’une des choses que vous allez entendre, c’est que les protéines animales sont un des nutriments les plus toxiques qu’on puisse envisager. »

Nos ancêtres humains ne mangeaient-ils pas de la viande ?

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Pendant la plus grande partie de notre histoire évolutive, nous avons été largement végétariens : les aliments d’origine végétale, comme les patates douces, constituaient l’essentiel de l’alimentation de nos ancêtres. L’ajout de quantités modestes de viande à l’alimentation humaine précoce est venu avec la découverte du feu, qui nous a permis de réduire le risque d’être malade ou tué par des parasites et des bactéries présents dans la viande. Cela n’a pas transformé nos ancêtres en carnivores, mais a plutôt permis aux premiers humains de survivre dans des régions et pendant des périodes où les aliments de source végétale étaient rares ou indisponibles.

La consommation de viande moderne

Jusqu’à tout récemment, seules les personnes les plus riches pouvaient se permettre de nourrir, d’élever et d’abattre des animaux pour leur viande, mais avec l’essor de la classe moyenne moderne, la consommation de viande a augmenté en France de façon significative depuis les années 70.

Aujourd’hui, la chair des animaux est relativement peu coûteuse et facilement disponible en raison de l’élevage industriel et des subventions gouvernementales, et les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer et l’obésité sont en augmentation dans le monde.

Les humains sont-ils censés manger de la viande ?

De nombreuses études ont montré que la viande n’est pas idéale pour le corps humain et peut même nous rendre malades et nous tuer. Le corps humain est conçu pour se nourrir d’aliments d’origine végétale riches en fibres, en antioxydants, en gras insaturés, en acides gras essentiels, en composés phytochimiques et en protéines sans cholestérol.

Prenez une décision emplie de compassion pour les animaux et pour votre corps : devenez végan. Si vous avez besoin d’aide pour commencer, inscrivez-vous à notre programme d’e-mails d’un mois pour vous accompagner dans votre découverte de l’alimentation végétale :

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