Journée mondiale anti foie gras : pourquoi existe-t-elle ?

Depuis 2013, le 25 novembre marque la Journée mondiale contre le foie gras, qui n’est autre que le foie malade d’un canard ou d’une oie atteint de stéatose hépatique obtenu par le gavage. Cette méthode est si cruelle que le foie gras et le gavage sont interdits dans de nombreux pays ou villes à travers le monde, pour mauvais traitement envers les animaux.

foie gras france enquête

La France est le premier producteur et premier consommateur de foie gras au monde, avec à elle seule environ 70 % de la production mondiale – la Journée anti foie gras est donc malheureusement plus que nécessaire dans notre pays afin d’informer sur la souffrance de ces innombrables animaux.

Le gavage est cruel et incompatible avec le « bien-être animal »

Pour le foie gras, les canards et les oies passent les dernières semaines de leur vie dans des enclos étroits et mornes au sol grillagé. Ils sont gavés de force : des employés les maintiennent par le cou et leur enfoncent un tube au fond de la gorge, par lequel sont déversées d’immenses quantités de bouillie – l’équivalent pour un humain de 20 kg de spaghettis par jour. Une enquête diffusée par PETA montre des oies terrifiées tentant désespérément d’échapper au gaveur.

Leur foie gonfle jusqu’à atteindre 10 fois sa taille normale, compressant leurs autres organes, ce qui engendre une maladie appelée la stéatose hépatique. Souvent, leur foie distendu comprime leurs poumons et certains oiseaux halètent en permanence tandis que d’autres sont si malades qu’ils n’arrivent plus à se tenir debout.

Ils sont ensuite emmenés à l’abattoir, suspendus la tête en bas et égorgés, parfois alors qu’ils sont pleinement conscients comme le montre l’enquête diffusée par PETA – où l’on voit des oies tentant de redresser la tête, haletant et donnant des coups de pattes dans le vide après s’être faites tranchées la gorge – tout ça pour que leur foie malade soit consommé.

Le gavage est illégal au regard des lois européennes

L’Union européenne s’est opposée à la pratique du gavage dès 1998 par une directive sur la protection des animaux dans les élevages, stipulant que « les animaux reçoivent une alimentation saine, adaptée à leur âge et à leur espèce, et qui leur est fournie en quantité suffisante pour les maintenir en bonne santé et pour satisfaire leurs besoins nutritionnels. Aucun animal n’est alimenté ou abreuvé de telle sorte qu’il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles.

La position de l’UE sur le gavage est d’autant plus claire que la recommandation européenne de 1999 concernant les canards utilisés pour produire du foie gras – et qui a notamment interdit les cages individuelles où seule la tête des oiseaux dépassait pour le gavage – déclare que les  « méthodes d’alimentation et les additifs alimentaires qui sont source de lésions, d’angoisse ou de maladie pour les canards ou qui peuvent aboutir au développement de conditions physiques ou physiologiques portant atteinte à leur santé et au bien-être ne doivent pas être autorisés. »

Le gavage est par conséquent interdit dans la majorité des pays européens, mais est toujours pratiqué par la France, l’Espagne, la Belgique, la Hongrie et la Bulgarie.

Ailleurs dans le monde, la pratique du gavage est interdite en Afrique du Sud, en Argentine, en Australie, en Israël, en Turquie et en Inde, qui a aussi été le premier pays à interdire les importations de foie gras, dès 2004. Plus récemment, c’est la Californie qui a à son tour interdit la production, l’importation et la vente de foie gras sur son territoire. D’autres villes et pays ne l’ont pas interdit explicitement, tant il est évident que le gavage est contraire aux lois protégeant les animaux des mauvais traitements.

Ce que vous pouvez faire

Le foie gras est le produit de la torture, et tant que nos lois ne mettront pas fin à cette filière qui entraîne la souffrance et la douleur d’innombrables animaux, la Journée mondiale contre le foie gras continuera de dénoncer cette cruauté.

Agissez pour ces animaux en refusant de consommer du foie gras et en demandant à vos proches de faire de même :

L’article Journée mondiale anti foie gras : pourquoi existe-t-elle ? est apparu en premier sur PETA France.

PETA et d’autres groupes de défense des animaux collaborent pour mettre fin aux tests de cosmétiques sur les animaux

Saviez-vous que des animaux, y compris des femelles gestantes, souffrent encore de l’introduction de substances dans leur gorge lors de tests de produits cosmétiques au sein de l’Union européenne ? Oui, vous avez bien lu. Malgré l’interdiction de l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques, les animaux sont toujours utilisés dans des tests cruels.

Suite aux appels des autorités européennes pour que les ingrédients cosmétiques soient testés sur les animaux, PETA et d’autres groupes européens de protection des animaux ont envoyé une déclaration commune aux députés européens les enjoignant de maintenir les interdictions révolutionnaires des tests sur les animaux pour les cosmétiques et de commercialisation des cosmétiques testés sur les animaux. La déclaration commune et la liste des signataires peuvent être consultées ici.

D’une seule voix, la déclaration commune appelle les décideurs européens à veiller à ce que les interdictions historiques de l’UE en matière d’expérimentation animale et de commercialisation – un phare du changement pour les animaux du monde entier – ne soient pas vidées de leur sens.

L’expérimentation animale pour les cosmétiques n’est-elle pas interdite en Europe ?

Les interdictions pour lesquelles les défenseurs des animaux se sont tant battus – et que le public et de nombreux scientifiques soutiennent – sont en train d’être démantelées.

Des milliers d’animaux sont soumis à de nouveaux tests d’ingrédients cosmétiques exigés par la législation européenne sur les produits chimiques, et ce sans raison valable. Pendant des décennies, ces ingrédients ont été fabriqués et commercialisés en toute sécurité dans le cadre du règlement communautaire sur les cosmétiques. En outre, en raison des différences biologiques fondamentales entre l’humain et les autres animaux, les résultats des tests effectués sur les animaux ne permettent pas de prédire de manière fiable ce qui se passera chez l’humain.

L’objectif du règlement relatif aux cosmétiques est de permettre la mise sur le marché de produits cosmétiques en toute sécurité, sans nouveaux tests sur les animaux.

Que fait PETA à ce sujet ?

PETA défend depuis longtemps la cause des animaux dans ce domaine :

2013 : Les interdictions européennes des tests sur les animaux pour les cosmetiques et de la vente de cosmétiques testés sur les animaux sont pleinement appliquées

L’interdiction européenne des tests de produits et ingrédients cosmétiques sur les animaux (Règlement européen sur les produits cosmétiques) est entrée en vigueur, de même que l’interdiction de la vente de produits testés sur les animaux sur tout le territoire européen. Cela aurait dû permettre aux consommateurs d’avoir la certitude que tout nouveau produit ou ingrédient cosmétique fabriqué après le 11 mars 2013 n’avait pas été testé sur les animaux.

En 2013, la Commission européenne a indiqué que les ingrédients utilisés uniquement dans les cosmétiques ne devraient pas être soumis à des tests sur les animaux dans le cadre de REACH, le règlement européen sur les produits chimiques.

2014 : L’expérimentation animale pour les cosmétiques se faufile par la petite porte

La Commission européenne et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont annoncé que dans le cadre de REACH, elles peuvent toujours exiger des tests sur les animaux pour les substances chimiques utilisées exclusivement dans les cosmétiques pour lesquelles il existe un risque d’exposition de la main-d’œuvre au cours des processus de fabrication, même si l’ingrédient a été jugé sûr pour le consommateur.

Pour les ingrédients qui sont utilisés dans les cosmétiques ainsi que dans d’autres types de produits, les tests sur les animaux étaient déjà autorisés par l’ECHA indépendamment de tout risque d’exposition de la main-d’œuvre, ce qui suggère que la réglementation REACH prime sur le règlement européen sur les cosmétiques.

Il s’agit d’une violation flagrante de REACH et du règlement sur les cosmétiques, car REACH n’était pas censé porter atteinte aux interdictions d’expérimentation animale dans le domaine des cosmétiques.

2015 : PETA débute la nouvelle année avec une campagne sur les cosmétiques

Nous avons sollicité votre aide en lançant cette action, et des milliers d’entre vous ont écrit à l’ECHA et à la Commission européenne pour les inciter à n’autoriser les tests d’ingrédients cosmétiques sur les animaux sous aucun prétexte. La Commission a répondu par un communiqué confirmant que sa position n’avait pas changé. Ce n’est pas suffisant !

2016 : PETA Royaume-Uni dépose une plainte auprès du Médiateur européen

Suite à divers échanges entre PETA Royaume-Uni, la Commission et l’ECHA, PETA Royaume-Uni a décidé de se tourner vers le Médiateur européen.

Malheureusement, cette dernière a éludé la question et n’a pas voulu contraindre l’ECHA et la Commission à revoir leur position. Toutefois, elle a noté que bien que l’ECHA et la Commission eussent publié un document de cadrage, cela ne signifiait pas forcément que ces indications soient correctes. Nous savons que ce n’est pas le cas et que l’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques doit être maintenue.

2017 : Les scientifiques de PETA contribuent à mettre fin à un test particulièrement sordide

Sous l’égide du Consortium international scientifique de PETA, les scientifiques de PETA ont soutenu une entreprise dans sa procédure d’appel à l’encontre d’une exigence de l’ECHA imposant de tester un ingrédient cosmétique sur les animaux. Ce test consistait à faire ingérer de force des concentrations élevées d’un ingrédient cosmétique à des rates ou des lapines en gestation avant de les disséquer, elles et leur fœtus.

2018 : La Commission du Parlement européen entend les inquiétudes de PETA concernant le programme REACH

Plus de 100 000 personnes ont signé une lettre ouverte coordonnée par PETA et nos affiliées européennes demandant à l’UE de mettre fin aux expériences cruelles sur les animaux et d’accepter des méthodes de recherche de pointe ne faisant pas appel aux animaux pour les besoins de REACH.

Lors d’une réunion de la Commission des pétitions du Parlement européen, la responsable en politique scientifique de PETA, le Dr Julia Baines, a fait remarquer aux députés que les ingrédients cosmétiques continuaient d’être testés sur les animaux et les a enjoints à mettre un terme à cette pratique honteuse – qui aurait déjà dû être interdite en vertu du règlement sur les cosmétiques. La commission parlementaire a convenu de prendre des mesures supplémentaires.

2019 : Nous nous tournons à nouveau vers le Parlement européen

Tout au long de ces années, les autorités réglementaires ont continué d’imposer que des tests soient menée sur les animaux. Heureusement, des entreprises ont fait appel contre l’obligation d’effectuer ces tests, et le Consortium international scientifique de PETA a été approuvé comme intervenant officiel dans chaque affaire.

Le Dr Baines s’est adressée à l’intergroupe « Bien-être et la protection des animaux » du Parlement européen et a appelé les députés européens à tenir la Commission européenne et l’ECHA responsables de la destruction de l’interdiction des tests de produits cosmétiques sur les animaux.

2020 : Les tests sur les animaux sont toujours exigés – nous continuons à défendre l’interdiction !

Le Consortium scientifique est intervenu dans d’autres affaires de la chambre de recours de l’ECHA dans lesquelles les ingrédients cosmétiques sont au centre de litiges, avec pour point culminant les affaires Symrise. Et maintenant que Symrise est sur le point de faire appel des décisions devant la Cour de justice de l’Union européenne, le Consortium scientifique va de nouveau prendre la barre, apportant son expertise et demandant à intervenir dans l’affaire.

Ce que vous pouvez faire pour aider

Utilisez toujours des produits sans cruauté, et consultez notre article sur les cosmétiques non testés sur les animaux en cas de doute.

Faites également savoir aux autorités que vous êtes contre les tests sur les animaux pour les ingrédients cosmétiques, quelles que soient les circonstances :

L’article PETA et d’autres groupes de défense des animaux collaborent pour mettre fin aux tests de cosmétiques sur les animaux est apparu en premier sur PETA France.

Episode n°13 : Douleurs chroniques : vivre sans souffrance

Si j’ai envie d’interroger toutes mes croyances au sujet de l’être humain idéal, c’est à cette quête de la « BONNE » santé que je fais référence aujourd’hui… Bonjour et bienvenue sur Vert ma Vie. Votre podcast du lundi. Votre podcast bien-être. Celui qui vous propose d’explorer vos pensées. De questionner vos habitudes. De tout accueillir avec […]

L’article Episode n°13 : Douleurs chroniques : vivre sans souffrance est apparu en premier sur Au Vert avec Lili.

Choux de Bruxelles au four (vegan, sans gluten)

Bonjour ! J’espère que ce message vous trouve en pleine forme. Je sais qu’avec ma recette du jour, des choux de Bruxelles au four, je vais diviser la population en deux : ceux et celles qui ne peuvent supporter la vue des choux de Bruxelles et les personnes qui, comme moi, se régalent d’octobre à […]

L’article Choux de Bruxelles au four (vegan, sans gluten) est apparu en premier sur Au Vert avec Lili.

La violence de l’industrie de la laine racontée par Christine Berrou

Dans une nouvelle vidéo émouvante, l’humoriste française Christine Berrou raconte la vie d’un mouton, et demande aux personnes qui portent de la laine de prendre en considération la souffrance des animaux dont elle provient.

Les images ont été filmées en Australie, qui est le plus grand pays producteur de laine au monde et aussi le premier exportateur de laine.

« .. ils lui ont tranché la gorge et l’ont laissée se vider de son sang. … Je crois que je suis la prochaine. »

Nés dans des troupeaux trop grands pour des soins individualisés, et sans normes industrielles exigeant un abri, environ un quart des agneaux nés en Australie meurent de froid dans les 48 heures suivant leur naissance.

Dans les années 1950, les scientifiques ont découvert qu’il était possible de procéder à un élevage sélectif des moutons afin de produire des naissances multiples et donc d’augmenter la taille des troupeaux. Aujourd’hui, les jumeaux et les triplés sont courants, mais ils ont tendance à avoir un poids de naissance plus faible, ce qui les rend plus vulnérables.

L’industrie accepte ces morts cruelles parce que le nombre total d’agneaux nés est plus élevé. Pour les éleveurs, ce n’est qu’un jeu de chiffres pour augmenter leurs profits.

« … un jour, des hommes sont venus, et ils m’ont coupé la queue. »

La plupart des moutons australiens sont des mérinos, qui ont été sélectionnés pour avoir une peau plissée et donc produire plus de laine par animal. Ces plis collectent l’humidité, surtout sous la queue, et les mouches y pondent des œufs. Une fois éclos, les asticots peuvent se nourrir de la chair des moutons vivants, une maladie connue sous le nom de « flystrike » (la myase). Afin de l’éviter, de nombreux éleveurs australiens coupent de gros morceaux de chair de l’arrière-train des moutons selon une procédure douloureuse appelée « mulesing ».

De nombreux éleveurs affirment que malgré l’aspect effroyable du mulesing, c’est en fait un sort plus clément que l’infestation par les mouches. Cependant, les mouches peuvent également pondre des œufs dans les plaies infestées sur le postérieur d’un mouton qui a été mutilé. Continuer à élever des moutons mérinos uniquement pour les forcer à subir cette douloureuse procédure est extrêmement cruel et montre que pour les éleveurs, ces animaux ne sont rien d’autre que des machines à produire de la laine.

« Ils me maintenaient fermement au sol. C’était terrifiant. Si j’essayais de m’enfuir, ils me donnaient des coups de poing au visage ou me frappaient avec les tondeuses métalliques tranchantes. »

Les moutons sont de doux animaux vulnérables aux prédateurs et qui sont pétrifiées par le simple fait d’être maintenus au sol – mais beaucoup d’entre eux sont battus violemment et subissent des blessures sanglantes, et certains ont même les membres cassés lorsqu’ils sont exploités pour la laine.

Les affiliées de PETA ont visité plus de 100 établissements de l’industrie de la laine en Australie, au Royaume-Uni, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, et la cruauté envers les animaux a été constatée dans chacun d’entre eux. Dans l’État de Victoria, en 2016, six tondeurs ont été accusés de cruauté envers les animaux après que des preuves aient montré qu’ils avaient frappé des moutons effrayés au visage, leur avaient donné des coups de poing et leur avaient écrasé la tête et le cou. Tous les six ont plaidé coupable.

« … ils nous ont entassés par dizaines dans un camion et nous ont conduits vers un bateau. »

Même les moutons qui survivent à des années de tonte répétée et stressante connaissent un sort terrible.

Lorsque la production de laine ou la reproduction diminue, de nombreux moutons australiens devenus indésirables sont vendus et chargés dans des camions à destination des abattoirs.

Ceux qui sont assez jeunes et en bonne santé pour faire le voyage (bien que beaucoup meurent en chemin) sont entassés dans des cargos à plusieurs étages et expédiés pour un voyage terrifiant jusqu’au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, où on leur tranche la gorge – souvent alors qu’ils sont encore conscients.

Maintenant que vous le savez, que ferez-vous ?

Si, comme Christine Berrou, vous ne voulez pas faire de mal aux moutons, n’achetez jamais de laine. Il y a tellement de textiles qui ne viennent pas des animaux et qui sont respectueux de l’environnement disponibles aujourd’hui qu’il n’est tout simplement plus nécessaire de continuer à infliger autant de souffrance aux moutons vulnérables.

Vous pouvez également aider les moutons en appelant la marque Forever 21 à arrêter de vendre de la laine :

L’article La violence de l’industrie de la laine racontée par Christine Berrou est apparu en premier sur PETA France.

ASSOCIATION DE PROTECTION ANIMALE BASEE EN ALSACE