Victoire : la ville d’Angers se prononce contre les cirques avec animaux sauvages !

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La commune d’Angers a répondu au souhait de la majorité de la population française en prenant position contre les cirques animaliers. La mairie avait reçu PETA pour échanger sur ce problème ; suite à ces discussions, et aux actions d’autres groupes, tel que Liberté Égalité Animale 49, la ville a adopté à l’unanimité lors du conseil municipal du 30 septembre 2019 le vœu de ne plus accueillir de cirques avec animaux sauvages :

« Depuis quelques années, la place des animaux sauvages dans les cirques fait controverse, avec des prises de position étayées et souvent fondées de chercheurs ou de vétérinaires qui plaident pour une interdiction. Ce débat sur le bien-être animal, qui ne se limite pas au cirque, concerne directement les élus locaux que nous sommes. Le Conseil municipal d’Angers, réuni en séance publique, émet le vœu de ne plus accueillir sur le territoire communal de cirques possédant des animaux sauvages. Il s’agit là d’une évolution nécessaire pour le monde du cirque au vu des enjeux écologiques et environnementaux auxquels nous sommes confrontés. »

La mesure devrait être mise en place avant la fin de l’année.

Les animaux n’ont pas à souffrir pour notre divertissement

Il est indéniable que les animaux sauvages souffrent en captivité. La Fédération des vétérinaires d’Europe estime d’ailleurs que :

« Les besoins des mammifères sauvages ne peuvent être satisfaits dans un cirque itinérant, en particulier quant aux conditions de vie et à la possibilité d’exprimer des comportements normaux. »

Les animaux dans les cirques passent la grande majorité de leur vie dans des cages, des enclos ou des remorques de camion, ou entravés par des chaînes. De nombreux animaux développent des troubles graves qui se manifestent par des comportements névrotiques et répétitifs : les éléphants se balancent sans cesse, les félins tournent en rond, les singes sautillent sur place, les girafes lèchent les murs, d’autres mordillent les barreaux… Les cirques animaliers sont le lieu d’une intense détresse qui dure toute la vie des prisonniers.

Jo-Anne McArthur / One Voice

Ces êtres sensibles et intelligents subissent également des méthodes de dressage parfois violentes et terrifiantes (menaces, privations, coups, chocs électriques) pour les contraindre à exécuter des numéros qui n’ont aucun sens pour eux.

La fin nécessaire des cirques avec animaux sauvages

Il s’agit donc ici d’un « vœu », car en l’état de la législation en vigueur il est difficile pour une municipalité d’interdire à un cirque de se produire avec des animaux sauvages. Cependant, cela reste un message fort de la part de la ville contre cette exploitation.

Angers rejoint ainsi les plus de 370 communes de France qui ont fait le même choix de refuser ces cirques. 42 pays dans le monde, dont 22 au sein de l’Union Européenne, ont interdit les animaux sauvages dans les cirques. Aujourd’hui, la population française est favorable à 67% à une interdiction des cirques exploitant des animaux sauvages et PETA appelle le gouvernement à agir urgemment dans ce sens.

Chaque ville qui se positionne pour une interdiction des cirques animaliers apporte davantage de poids au mouvement qui vise à mettre fin à cette exploitation cruelle et prouve qu’il est urgent et essentiel qu’une loi soit votée au niveau national.

Demandez une interdiction nationale des cirques exploitant des animaux sauvages :

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