Qu’est-ce que sont les « marchés humides », d’où les experts pensent que le COVID-19 est originaire ?

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(AVERTISSEMENT : IMAGES CHOQUANTES)

Alors que l’épidémie de COVID-19 s’aggrave rapidement en France et ailleurs, les gens s’arment de moyens, notamment de connaissances. L’épidémie nous a permis de nous familiariser avec des termes tels que « coronavirus » ou « confinement », et en voici un nouveau : « marché humide. »

Qu’est-ce qu’un marché humide ?

Les experts pensent que le nouveau coronavirus est originaire du marché aux fruits de mer de Huanan, un « marché humide » de Wuhan, en Chine. Ce type de marchés (parfois appelé « marché d’animaux sauvages ») vend des animaux vivants et morts tels que des poissons, des oiseaux, des blaireaux, des chauves-souris, des pangolins (fourmiliers écailleux) et des tortues, pour la consommation humaine.

Jo-Anne McArthur / We Animals

Les animaux grillés destinés à la vente sont suspendus en plein air au marché de Hanoi, au Vietnam.

Le terme est plutôt parlant : ces marchés sont humides. L’eau éclabousse les parois des bacs ouverts remplis d’animaux marins vivants qui seront inévitablement tués, les comptoirs et les sols sont souillés des entrailles des poissons éviscérés et du sang des animaux abattus, et les tortues rampent les unes sur les autres avant que leur carapace ne soit coupée alors qu’elles sont encore vivantes :

Jo-Anne McArthur / We Animals

Sur un marché de Taïwan, un ouvrier découpe la carapace d’une tortue encore vivante.

Il n’est pas étonnant qu’un virus mortel ait prospéré dans un tel environnement. Ces marchés – où vivent des animaux stressés et probablement terrifiés – sont un terreau fertile pour des maladies comme le COVID-19. Mais qu’en est-il des marchés d’animaux vivants (aussi appelés marchés aux bestiaux) qui existent ici en France, ou de toute autre exploitation d’élevage ? Quelle est la différence entre ces poulets sur un marché humide à Taiwan …

© Jo-Anne McArthur / We Animals

Un poulet abattu est suspendu au bord de la table d’un étal dans un marché de Taipei.

… et ceux de la cinquantaine de marchés d’animaux vivants de France ? Les virus zoonotiques ne proviennent pas exclusivement des marchés d’animaux vivants. Les types d’animaux les plus couramment liés aux épidémies virales chez l’homme sont les poulets et les cochons. Et la France abrite d’innombrables élevages où les poulets sont entassés dans de petites cages et les cochons dans des hangars pleins d’excréments, ainsi que des abattoirs où les animaux sont mis à mort sur des sols trempés de sang, d’urine et d’autres fluides corporels. Ainsi, si les événements actuels en poussent beaucoup à plaider pour la fin des marchés humides et du commerce d’animaux sauvages en Asie, cela ne suffit tout simplement pas.

Pour prévenir des pandémies comme celle du coronavirus, nous devons mettre un terme à la demande de chair animale.

On a beaucoup spéculé sur le fait que les chauves-souris (dont certaines nouent des amitiés de manière similaire aux humains) vendues pour de la soupe pourraient être le point d’origine du COVID-19. Mais comme les précédents virus de la grippe ont pris naissance chez les poulets et les cochons, nous ne pouvons pas blâmer les chauves-souris ou d’autres animaux sauvages pour ces épidémies.

Les virus zoonotiques ne sont pas un problème de marché humide ou de commerce d’animaux sauvages, mais un problème humain. Les actions des humains envers d’autres animaux ont créé cette pandémie de COVID-19, et c’est à nous de changer nos comportements.

Des maladies mortelles comme le COVID-19 continueront à se déclarer jusqu’à ce que le monde cesse de manger des animaux. Si nous étions tous végans, le COVID-19 (tout comme le SRAS et le MERS) n’existerait probablement pas chez l’humain. En outre, les animaux méritent mieux que cela :

© Jo-Anne McArthur / We Animals

Une cliente s’arrête et regarde un animal rôti et suspendu sur le marché de Hanoi, au Vietnam.

Tout comme nous ne voulons pas être infectés par le COVID-19 ou en mourir, les animaux ne veulent pas souffrir ou être tués pour notre nourriture. Les cochons, par exemple, désirent simplement être laissés en paix pour allaiter leurs petits, protéger leurs amis et se détendre au soleil (tout comme les humains).

Grippe aviaire, coronavirus, maladies cardiaques, salmonelles … quand les gens réaliseront-ils que manger des animaux tue de tant de façons ?

Oui, les marchés humides devraient être interdits. Mais il nous faut également bannir la viande, les œufs et les produits laitiers de nos assiettes – avant que la prochaine zoonose mortelle ne frappe.

En France aussi, des animaux vivants sont vendus directement aux consommateurs. Contactez Monoprix maintenant pour que l’enseigne mette fin au commerce ignoble de vente de homards vivants :

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