Nouvelles révélations sur l’industrie australienne des peaux de crocodiles

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L’industrie australienne de l’élevage de crocodiles fournit des marques « de luxe », mais il n’y a rien de luxueux dans ce qui arrive aux crocodiles abattus pour leur peau.

De nouvelles images de témoins fournies à Kindness Project révèlent que les crocodiles australiens sont soumis à une cruauté épouvantable, depuis leur éclosion jusqu’au moment où des tournevis sont enfoncés dans leur tête pour détruire leur cerveau – tout cela pour des sacs, des ceintures et des bottes.

La vidéo documente les pratiques de quatre élevages dans le Territoire du Nord – le plus grand producteur de peau de crocodile d’Australie – tous liés à la marque Hermès.

Dans d’immenses entrepôts, des milliers de crocodiles sont confinés dans des enclos de béton austères, avec à peine plus d’espace que la longueur de leur corps pour se mouvoir.

Lorsqu’ils ont 2 ou 3 ans – soit une fraction seulement de leur espérance de vie naturelle – ils sont électrocutés et tirés hors de leur enclos alors que leur corps est pris de convulsions. Les travailleurs leur tirent ensuite une balle au sommet du crâne à l’aide d’un pistolet à tige perforante captive et leur sectionnent la colonne vertébrale avec un couteau. Un tournevis est ensuite enfoncé dans la plaie, dans le but de brouiller le cerveau du crocodile. Certains crocodiles ont été observés en train de bouger pendant plus d’une minute après avoir subi ce traitement.

Au moins trois crocodiles doivent endurer ces supplices pour fabriquer un seul sac Hermès.

PETA et ses affiliées internationales ont déjà dénoncé la cruauté des élevages de reptiles au Texas, au Zimbabwe et au Vietnam, et l’histoire est toujours la même : un confinement sinistre et une mort violente.

L’élevage de crocodiles : un mensonge sur la conservation

L’industrie de l’élevage de crocodiles en Australie se présente comme une industrie investie dans la conservation des animaux, mais cette affirmation ne tient pas la route après un examen approfondi.

De 1945 à 1971, les populations de crocodiles ont été décimées dans le Territoire du Nord parce qu’ils étaient chassés pour leur peau. Heureusement, les crocodiles ont été protégés en 1971, et leur nombre s’est depuis stabilisé.

L’industrie de l’élevage de crocodiles aime s’en attribuer le mérite, en prétendant que le fait de « récolter » (voler) des œufs dans les milieux naturels et d’élever des crocodiles dans des élevages industriels rend les membres des communautés locales plus disposés à vivre aux côtés des prédateurs, car ils génèrent de l’argent.

Les crocodiles peuvent être dangereux pour ceux qui pénètrent sur leur territoire, mais ce sont aussi des êtres sensibles qui ressentent la douleur et la peur. Ils sont des parents protecteurs et attentifs et s’amusent souvent à faire des bulles. S’ils sont laissés en paix, ils peuvent survivre plus longtemps que la plupart des humains.

Attraper et élever des animaux indigènes dans le seul but de les abattre pour leur peau ne relève pas de la conservation, et certainement pas de l’éthique. L’augmentation de la population de crocodiles de mer est le résultat de l’interdiction de la chasse, et non pas parce que des personnes ont décidé qu’ils pouvaient tirer profit de leur élevage et de leur dépeçage.

Peaux exotiques et maladies zoonotiques

Parce que les crocodiles élevés dans des élevages pour leur peau sont maintenus entassés dans des conditions sanitaires déplorables – parfois les uns sur les autres dans des fosses d’eau putride – des experts de la protection de la nature préviennent que la prochaine pandémie pourrait provenir de l’industrie de la mode.

Tout comme le « marché humide » d’où est partie la pandémie de COVID-19, les élevages de crocodiles constituent un terrain propice à la prolifération de nombreux agents pathogènes zoonotiques, tels que la salmonelle, le vibrion, Aeromonas spp., Pseudomonas spp., E. coli, la trichine et le virus du Nil occidental, dont on a constaté que les crocodiliens étaient porteurs et pouvaient les transmettre aux humains.

Hermès prévoit de créer le plus grand élevage de crocodiles d’Australie

L’Australie représente 60 % du commerce mondial de peaux de crocodiles marins, dont 90 % sont exportés à l’étranger. Hermès prévoit d’y étendre ses activités en construisant la plus grande exploitation d’Australie et en y emprisonnant jusqu’à 50 000 animaux à la fois.

Cette décision intervient à un moment où les peaux exotiques ne sont plus à la mode. Chanel, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Mulberry, HUGO BOSS et Victoria Beckham ont tous banni le crocodile et autres peaux exotiques de leurs collections.

Hermès devrait investir dans des projets humains, durables et porteurs d’avenir, et non construire de nouveaux élevages industriels pour tourmenter les animaux et créer un terrain propice à de nouvelles épidémies. Rejoignez-nous pour demander à la marque de se débarrasser dès maintenant des peaux exotiques :

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