Le Zoo de Mulhouse appelle au vote pour nommer son ourson polaire : PETA propose « Tigutaaqtaq », soit « prisonnier »

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Pour répondre à l’appel au vote du zoo de Mulhouse pour nommer son tout nouveau prisonnier, un ourson polaire né fin novembre, PETA fait part d’une proposition singulière et lourde de sens : l’association suggère que l’animal, voué à toute une vie dans un espace restreint loin de son habitat naturel, soit baptisé « Tigutaaqtaq », soit « Prisonnier » en Iñupiatun. PETA souligne par ce biais que les animaux sauvages n’ont pas à être tenus captifs pour le loisir ni le profit.Dans la nature, les ours polaires passent la plupart de leur journée à voyager.L’association a également écrit au directeur du zoo, lui demandant de transférer ses ours polaires dans un sanctuaire adapté aux besoins de leur espèce.

Les zoos sont des prisons pour les animaux

L’opposition du public français à la captivité des animaux sauvages se fait entendre plus que jamais et nos élus votent des mesures concrètes en ce sens. Il est temps que les zoos prennent réellement les intérêts des animaux en compte, en cessant de faire naître de nouveaux prisonniers pour vendre des billets d’entrée et en soutenant plutôt la conservation des espèces dans leur milieu naturel.

Bien que les gens puissent être tentés de visiter des zoos pour y observer les animaux sauvages qui les fascinent, pour ces individus sensibles et intelligents qui y sont emprisonnés à vie pour satisfaire notre curiosité, l’existence dans un zoo est frustrante et déprimante. Même les meilleurs zoos ne peuvent satisfaire les besoins complexes des animaux sauvages, les faisant énormément souffrir, physiquement et mentalement.

La place d’un ours polaire n’est pas dans un zoo

Un ours polaire n’a rien à faire en France, loin de sa banquise et prisonnier d’un enclose qui ne fait qu’un millionième de la taille de son environnement naturel. En plus d’un climat très froid, les ours polaires ont besoin de vastes espaces à parcourir. Dans la nature, leur habitat s’étend à plus de 300 000 km² et ils ont une portée de déplacement de 3 000 kilomètres par an.

Mais en captivité, ils sont privés de la possibilité d’explorer, de chasser, de choisir leurs partenaires et d’exprimer les comportements instinctifs, importants et naturel pour eux. Il est courant que les ours polaires captifs fassent les cent pas, se balancent, tournent en rond, secouent la tête et nagent en répétant exactement les mêmes mouvements, symptômes de frustration et de dépression profonde. Par ailleurs, les programmes de reproduction des ours captifs n’ont rien à voir avec la conservation des espèces, puisque ces animaux ne seront jamais réintroduits dans la nature. Ils sont plutôt destinés à augmenter les profits et à attirer du public.

Une étude menée à l’Université d’Oxford, basée sur quatre décennies à observer les animaux en captivité et dans leur habitat naturel, a révélé que les espèces comme les ours polaires, les lions, les tigres et les guépards « sont ceux qui montrent le plus de signes de stress et/ou de dysfonctionnements psychologiques en captivité » et a conclu que « la détention de grands carnivores qui ont naturellement une portée de déplacement vaste doit être fondamentalement améliorée ou éliminée. »

En captivité, l'enclos typique d'ours polaire est estimé à seulement un millionième de la taille de l'environnement naturel de son espèce.

Ce que vous pouvez faire

Les animaux méritent de vivre dans leur habitat naturel, plutôt que d’être troqués d’un zoo à un autre comme des marchandises, emprisonnés dans des conditions inappropriées et exhibés comme des attractions. N’allez pas dans les zoos ni dans tout autre lieu qui détient des animaux en captivité pour en tirer profit. Nous pouvons protéger les espèces en voie de disparition en soutenant la préservation des habitats naturels, et non les prisons pour animaux.

Apprenez-en plus sur ce que sont réellement les zoos et comment aider les animaux sur notre page dédiée :

La place des animaux n’est ni dans des zoos ni dans les delphinariums, mais dans leur habitat naturel. Agissez en signant notre pétition demandant à TUI de cesser de soutenir la maltraitance d’orques et d’autres dauphins :

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