La violence de l’industrie de la laine racontée par Christine Berrou

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Dans une nouvelle vidéo émouvante, l’humoriste française Christine Berrou raconte la vie d’un mouton, et demande aux personnes qui portent de la laine de prendre en considération la souffrance des animaux dont elle provient.

Les images ont été filmées en Australie, qui est le plus grand pays producteur de laine au monde et aussi le premier exportateur de laine.

« .. ils lui ont tranché la gorge et l’ont laissée se vider de son sang. … Je crois que je suis la prochaine. »

Nés dans des troupeaux trop grands pour des soins individualisés, et sans normes industrielles exigeant un abri, environ un quart des agneaux nés en Australie meurent de froid dans les 48 heures suivant leur naissance.

Dans les années 1950, les scientifiques ont découvert qu’il était possible de procéder à un élevage sélectif des moutons afin de produire des naissances multiples et donc d’augmenter la taille des troupeaux. Aujourd’hui, les jumeaux et les triplés sont courants, mais ils ont tendance à avoir un poids de naissance plus faible, ce qui les rend plus vulnérables.

L’industrie accepte ces morts cruelles parce que le nombre total d’agneaux nés est plus élevé. Pour les éleveurs, ce n’est qu’un jeu de chiffres pour augmenter leurs profits.

« … un jour, des hommes sont venus, et ils m’ont coupé la queue. »

La plupart des moutons australiens sont des mérinos, qui ont été sélectionnés pour avoir une peau plissée et donc produire plus de laine par animal. Ces plis collectent l’humidité, surtout sous la queue, et les mouches y pondent des œufs. Une fois éclos, les asticots peuvent se nourrir de la chair des moutons vivants, une maladie connue sous le nom de « flystrike » (la myase). Afin de l’éviter, de nombreux éleveurs australiens coupent de gros morceaux de chair de l’arrière-train des moutons selon une procédure douloureuse appelée « mulesing ».

De nombreux éleveurs affirment que malgré l’aspect effroyable du mulesing, c’est en fait un sort plus clément que l’infestation par les mouches. Cependant, les mouches peuvent également pondre des œufs dans les plaies infestées sur le postérieur d’un mouton qui a été mutilé. Continuer à élever des moutons mérinos uniquement pour les forcer à subir cette douloureuse procédure est extrêmement cruel et montre que pour les éleveurs, ces animaux ne sont rien d’autre que des machines à produire de la laine.

« Ils me maintenaient fermement au sol. C’était terrifiant. Si j’essayais de m’enfuir, ils me donnaient des coups de poing au visage ou me frappaient avec les tondeuses métalliques tranchantes. »

Les moutons sont de doux animaux vulnérables aux prédateurs et qui sont pétrifiées par le simple fait d’être maintenus au sol – mais beaucoup d’entre eux sont battus violemment et subissent des blessures sanglantes, et certains ont même les membres cassés lorsqu’ils sont exploités pour la laine.

Les affiliées de PETA ont visité plus de 100 établissements de l’industrie de la laine en Australie, au Royaume-Uni, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, et la cruauté envers les animaux a été constatée dans chacun d’entre eux. Dans l’État de Victoria, en 2016, six tondeurs ont été accusés de cruauté envers les animaux après que des preuves aient montré qu’ils avaient frappé des moutons effrayés au visage, leur avaient donné des coups de poing et leur avaient écrasé la tête et le cou. Tous les six ont plaidé coupable.

« … ils nous ont entassés par dizaines dans un camion et nous ont conduits vers un bateau. »

Même les moutons qui survivent à des années de tonte répétée et stressante connaissent un sort terrible.

Lorsque la production de laine ou la reproduction diminue, de nombreux moutons australiens devenus indésirables sont vendus et chargés dans des camions à destination des abattoirs.

Ceux qui sont assez jeunes et en bonne santé pour faire le voyage (bien que beaucoup meurent en chemin) sont entassés dans des cargos à plusieurs étages et expédiés pour un voyage terrifiant jusqu’au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, où on leur tranche la gorge – souvent alors qu’ils sont encore conscients.

Maintenant que vous le savez, que ferez-vous ?

Si, comme Christine Berrou, vous ne voulez pas faire de mal aux moutons, n’achetez jamais de laine. Il y a tellement de textiles qui ne viennent pas des animaux et qui sont respectueux de l’environnement disponibles aujourd’hui qu’il n’est tout simplement plus nécessaire de continuer à infliger autant de souffrance aux moutons vulnérables.

Vous pouvez également aider les moutons en appelant la marque Forever 21 à arrêter de vendre de la laine :

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