Enquête inédite dans les marchés illégaux d’animaux sauvages et de viande de chien en Inde

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Des chiens morts dont les intestins sont drapés sur le corps, des grenouilles vivantes enfermées dans des sacs en plastique, un vendeur brandissant à mains nues la tête décapitée d’un cerf – tous destinés à être vendus comme viande.

Une nouvelle enquête de PETA Inde sur les marchés d’animaux sauvages dans plusieurs États révèle des violations généralisées des lois indiennes sur la protection des animaux. Ces marchés constituent une menace majeure pour la santé des résidents indiens et pour le monde entier dans la lutte contre les zoonoses comme le COVID-19.

Chiens et autres animaux vendus pour leur viande

Sur un marché, la chair de cerfs, de sangliers et de grenouilles était vendue illégalement. Les vendeurs et les acheteurs manipulaient les morceaux d’animaux à mains nues.

L’enquêteur de PETA Inde a vu des personnes qui vendaient de la viande de cerfs chassés illégalement à un autre endroit.

Dans un autre marché, les travailleurs manipulaient également à mains nues des animaux vivants et morts. Ici, de la viande de chien, des grenouilles vivantes dans des sacs en plastique, des pigeons, des cailles et des canards étaient vendus pour la nourriture.

À un autre endroit, des anguilles vivantes se tordaient dans de petits récipients, des grenouilles haletaient dans des sacs en plastique, des souris s’agitaient frénétiquement dans des enclos exigus, des vers étaient amoncelés les uns sur les autres et des oiseaux entassés dans des cages grillagées se disputaient l’espace.

Des chiots ont également été vus dans des cages, et les chiens étaient vendus pour leur chair eux aussi. La gueule des chiens adultes était ligotée et ils étaient attachés dans des sacs de jute.


Une fois tués, leurs organes internes étaient retirés et leurs corps étaient carbonisés pour être vendus. Comme PETA Inde l’a instamment souligné dans sa communication avec les autorités indiennes, ces ventes sont illégales, car les chiens et les animaux protégés par la loi indienne de 1972 sur la protection de la vie sauvage ne peuvent être tués pour leur viande en Inde.


 

Dans un village, des chasseurs ont emmené des animaux couverts par les lois de protection de la faune sauvage sur les marchés locaux pour les vendre. Malgré la loi, un chasseur a affirmé qu’il n’y avait pas de restrictions locales sur la chasse.

Ces marchés cruels et répugnants sont des récidivistes

Les mauvaises conditions sur ces marchés sont profondément ancrées. En 2020, PETA Inde a publié une vidéo montrant des pratiques tout aussi épouvantables :

  • Des hommes sur un marché de Delhi ont égorgé des poulets vivants, les ont dépecés et ont manipulé à mains nues leur chair trempée de sang et de viscères.
  • Des sacs de crabes et d’anguilles se débattant étaient en vente sur un marché aux poissons.
  • Des chiens étaient tués et vendus pour leur viande.
  • Des vendeurs manipulaient et vendaient les restes carbonisés d’animaux sauvages, notamment des singes, des sangliers, des porcs-épics et des cerfs.

Les marchés d’animaux vivants : tuer et être tué

Les conditions insalubres comme celles que l’on trouve sur ces marchés sont idéales pour la propagation des zoonoses. La majorité des experts pensent que la pandémie de COVID-19 s’est d’abord propagée de la faune à l’humain dans un marché d’animaux vivants à Wuhan, en Chine. La grippe aviaire, le SRAS, la grippe porcine et le MERS sont également liés à l’élevage et à l’abattage d’animaux destinés à la consommation. Malgré le nombre impressionnant de morts, l’appel de dirigeants du monde entier à interdire ces marchés et l’apparition de variants hautement contagieux, ces marchés et d’autres comme eux continuent à fonctionner comme si de rien n’était.

Il n’y a aucun moyen de rendre les marchés d’animaux vivants sûrs – ils doivent être fermés immédiatement pour le bien des animaux et des humains.

PETA Inde et ses sympathisants pressent les responsables locaux de la santé et de l’environnement de fermer immédiatement ces opérations cruelles et dangereuses. Quant aux marchés d’animaux ici en France, nous avons aussi du travail à faire.

Il y a une action décisive que nous pouvons tous prendre dès maintenant pour aider à mettre fin à la souffrance des animaux et à prévenir une nouvelle pandémie mondiale : abandonner la viande, les œufs et les produits laitiers – devenir végan !

Ensuite, aidez-nous à débarrasser le monde entier des marchés d’animaux vivants. Il ne suffit pas de fermer les marchés étrangers ; pour prévenir d’autres maladies comme le COVID-19, nous devons faire plus que sévir dans certaines parties du monde. Tous les marchés d’animaux vivants doivent fermer, qu’ils vendent des cerfs à Delhi ou des vaches au salon de l’Agriculture à Paris.

Vous pouvez aider !

Rejoignez PETA pour demander à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de mettre fin aux dangereux marchés d’animaux vivants dans le monde entier.

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