Des chercheurs piègent de petits animaux dans des contenants d’eau jusqu’à ce qu’ils arrêtent de nager

Cet article a été publié à l'original sur ce site

Le « test de nage forcée » est une pratique courante qui est tout aussi cruelle qu’inutile.

Des chercheurs placent des souris, rats, cochons d’Inde, hamsters et gerbilles dans des contenants remplis d’eau. Les animaux pris de panique tentent de s’échapper en escaladant les bords du bécher ou même en plongent pour chercher une sortie sous l’eau. Ils pagaient frénétiquement, tentant désespérément de garder la tête hors de l’eau. Au bout d’un moment, ils se mettent à flotter.

Des rats forcés à nager dans des cylindres d’eau

Certaines formes de cette expérience sont menées au moins depuis les années 1950, du temps où Curt Richter, célèbre expérimentateur de l’Université Johns Hopkins, forçait des rats à nager dans des cylindres remplis d’eau jusqu’à ce qu’ils se noient. La pratique est popularisée en 1977 par un expérimentateur nommé Roger Porsolt, qui l’appelait le « test de désespoir comportemental ».

Une cruauté inutile

Porsolt a découvert que les rats qui recevaient des antidépresseurs pour humains luttaient et nageaient plus longtemps que les autres rats avant de se mettre à flotter, et il en a conclu que ceux qui nageaient moins longtemps étaient dans un état de « désespoir ». Mais cette expérience est lourdement critiquée par d’autres scientifiques qui argumentent que le flottement n’indique pas de désespoir mais un signe positif d’apprentissage, d’économie d’énergie et d’adaptation à un nouvel environnement.

Des milliers d’animaux maltraités

Ensemble, les géants de l’industrie pharmaceutique AbbVie (faisant anciennement partie d’Abbott Laboratories), Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly et Pfizer ont soumis au moins 5 461 souris, 1 066 rats, 748 gerbilles et 305 cochons d’Inde à ce test cruel de nage forcée, comme le rapportent 45 documents publiés et 16 brevets déposés au cours des 30 dernières années.

Des scientifiques de PETA États-Unis ont identifié 47 composants qui ont fait l’objet de tests sur des animaux pour le traitement de la dépression et ont découvert qu’aucun d’entre eux ne sont actuellement validés pour le traitement de cette maladie chez les humains.

Mauvaise science

Le test de la nage forcée ne permet pas de prédire avec précision si un médicament fonctionnera comme antidépresseur humain.

Il génère des résultats positifs pour les substances qui ne sont pas prescrites en tant qu’antidépresseur humain, comme la caféine par exemple, et des résultats négatifs pour les substances qui le sont. Cela signifie que les composants des antidépresseurs qui pourraient fonctionner chez l’humain peuvent être abandonnés par erreur si on se base sur les tests.

Ces expériences ne font rien de plus que terrifier des animaux et retarder le développement de nouveaux traitements efficaces pour soigner la dépression qui sont plus que nécessaires.

Aidez à mettre fin à cette cruauté

À la suite de discussions avec PETA États-Unis, AbbVie et Johnson & Johnson ont tous les deux annoncé qu’ils ne pratiqueront et ne financeront plus ce test cruel !

Mais les géants de l’industrie pharmaceutique Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly et Pfizer ont refusé de s’y engager. Dites-leur ce que vous en pensez.

 

L’article Des chercheurs piègent de petits animaux dans des contenants d’eau jusqu’à ce qu’ils arrêtent de nager est apparu en premier sur PETA France.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.