Vacances : 4 attractions cruelles pour les animaux

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La corrida

Élevés pour être tués dans d’horribles souffrances. C’est le sort que connaissent environ 1000 taureaux chaque année en France. Tous les étés, les spectacles de corrida exhibent la torture et la mort de ces animaux qui n’ont aucune échappatoire dans les arènes. Tout au long de ce combat perdu d’avance pour les taureaux, les pauvres bêtes sont poursuivies à coup de pique (arme du picador) et de banderilles plantées dans la chair à vif puis… achevés au couteau. Leur agonie aura duré le temps d’un « spectacle », pour le plaisir et le divertissement de quelques-uns !
La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour abolir définitivement la corrida en France et soutient plusieurs associations qui militent au quotidien pour son interdiction.

Les delphinariums

En France, 4 delphinariums détiennent des cétacés. Orques, dauphins, éléphants de mer ou encore otaries… y sont enfermés dans des bassins trop petits alors que la plupart de ces animaux nomades parcourent jusqu’à 160 km par jour à l’état sauvage. A titre d’exemple, le bassin le plus grand à Marineland ne fait que 61 mètres de long…
De plus, « ils sont maintenus à une sous-alimentation pour des fins de divertissement, malades à cause de l’eau chlorée qui attaque leurs poumons et le soleil qui brûle leur peau… » détaille Christine Grandjean, de l’association « C’est Assez ». Ils subissent aussi les lumières aveuglantes et la musique assourdissante.
Quant à leur état de santé global, il est inquiétant : les cétacés en dépression sont traités des années avec des hautes doses d’anxiolytiques et d’antidépresseurs (les ordonnances de ces cétacés ont été révélées dans des parcs mondiaux). Sur une trentaine de spécimens en captivité dans l’hexagone, l’association C’est Assez dénombre d’ailleurs neuf décès d’orques et dauphins entre janvier 2015 et octobre 2016.
Un arrêté défendu par la Fondation 30 Millions d’Amis interdit la reproduction des dauphins et des orques en captivité, ce qui signifie à terme, la fin des delphinariums.

Les animaux sauvages dans les cirques souffrent de leurs conditions de détention. © Mike Kiev – Fotolia.com

Les cirques

Tigres, lions, éléphants… ces magnifiques animaux sont réduits à jouer les clowns dans les 220 cirques de France. Eux qui parcourent dans la nature des centaines de kilomètres et vivent cachés la plupart du temps, sont cantonnés à de minuscules cages où ils vivent en permanence à l’exception des heures où ils assurent le show. Des conditions de vie qui les rendent fous : qui n’a pas vu ces pauvres félins tourner frénétiquement en rond, balancer leur corps ou hocher la tête ? Ces troubles du comportement s’appellent des stéréotypies. Ils démontrent un profond mal-être. Quant aux tours qu’ils doivent effectuer devant les foules en délire, ils sont appris par la force, la peur et la contrainte.

Il faut donc éviter à tout prix les cirques au profit de cirques sans animaux (cirque du Soleil, cirque Joseph Bouglione…). D’ailleurs, de nombreuses villes françaises ont compris la souffrance de ces bêtes captives et refusent désormais d’accueillir ces cirques.

Les zoos

Alors que la captivité des animaux sauvages est clairement remise en question, les zoos continuent de détenir des milliers d’entre eux en avançant des arguments de préservation, de repeuplement et de pédagogie. Des arguments clairement discutables.

Pour la Fondation 30 Millions d’Amis, la présentation d’animaux captifs hors de leur milieu n’offre aucun intérêt pédagogique. Pour en apprendre plus sur les animaux, il faut les voir dans leur écosystème, entourés des espèces de leur milieu, libres de leurs comportements naturels… Ce qui n’est pas le cas dans les zoos : « Une espèce hors de son espace n’est qu’une ombre, car toute la morphologie et le comportement de l’animal sont adaptés à son milieu. Un lion à qui on livre des kilos de viande de supermarché dans la brouette d’un zoo n’a rien à voir avec le lion à l’affût de sa proie dans la savane africaine » complète Franck Schrafstetter, président de l’association Code Animal.

Quant aux soi-disant efforts de préservation des zoos, leur impact est minime. En effet, la plupart des réintroductions ont échouées. « La préservation des animaux en voie de disparition ne saurait se faire au travers de la collection de quelques spécimens » dénonce Code Animal.

Ce ne sont pas les nombreux scandales à propos de l’euthanasie des jeunes animaux devenus inutiles pour les parcs qui redoreront l’image des zoos : ce fut le cas du pauvre Marius, un girafon de 1 an ou encore de 4 lionceaux au zoo de Copenhague.

Malgré tous leurs discours, les zoos restent des entreprises commerciales qui font des bénéfices en maintenant captifs des animaux.

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