L’intelligence des poules nous rabat le caquet

Cet article a été publié à l'original sur ce site

Les oiseaux sont loin d’avoir une cervelle d’oiseau. Des chercheurs de l’Université de Prague, en République Tchèque, ont démontré que les oiseaux avaient deux fois plus de neurones que les primates. Les poules ne font pas exception.

Des individus sensibles, empathiques et sociaux

Lorsqu’on leur en laisse la liberté, les poules forment des groupes sociaux de 20 à 25 individus, composé d’un mâle et de plusieurs femelles ou alors de mâles uniquement.

Dans un article paru dans Animal Cognition, la chercheuse Lori Morino explique à quel point les poules sont intelligentes. Il a tout d’abord été démontré que celles-ci ont des personnalités bien distinctes et ressentent les émotions comme la joie et la tristesse.

Ces oiseaux sont aussi capables d’empathie, comme les souris et les cochons. Par exemple lorsque les poussins sont en situation de détresse, les poules peuvent ressentir leur état émotionnel et s’inquiéter pour eux. Elles émettent alors des cris de détresse et leur rythme cardiaque s’accélère.

Leur communication est d’ailleurs riche. Les observateurs ont remarqué qu’elles n’utilisaient pas les mêmes cris suivant le danger qui se présente à elles. On compte au total 24 vocalisations différentes.

Les poules, ça compte

Une étude a également prouvé que ces oiseaux ont des capacités arithmétiques dès l’âge de 5 jours. Ils savent en effet distinguer les quantités : les poussins peuvent faire des additions et même des soustractions portant jusqu’à cinq objets.

Yves Christen, co-auteur du livre Révolutions animales, comment l’animal est devenu intelligent, précise : « Savoir compter sert à cibler la nourriture la plus intéressante. Il faut bien avoir à l’esprit que se nourrir est tout de même la chose la plus fondamentale pour un être vivant. Savoir compter peut aussi servir à découvrir si un oiseau nicheur a pondu un œuf dans le nid par erreur, par malveillance ou par paresse de le couver lui-même ».

Déduction et représentation mentale

Les poules savent aussi déduire des choses, comme leur place dans la hiérarchie sociale à partir de l’observation. Cette capacité est remarquée chez les humains vers 7 ans.

Annie Potts, également auteure de cet ouvrage, ajoute : « À trois jours, ils sont capables d’identifier un objet tout entier quand on en cache une partie (ce que les bébés humains ne peuvent réaliser avant quatre ou cinq ans). Ils parviennent à localiser des items entièrement cachés, ce qui montre qu’ils créent et stockent à un âge très précoce des représentations mentales de l’emplacement des objets. »

En outre, ces oiseaux ont une mémoire qui leur permet de se souvenir de situations leur profitant, afin d’agir en conséquence par la suite. Ainsi, les poules sont capables de se contrôler à un moment si cela leur permet d’obtenir plus de nourriture plus tard.

Utilisons nous aussi notre intelligence et notre empathie

Les poulets n’ont rien à faire dans notre assiette, pas plus que les œufs de poules produits au prix d’une terrible souffrance.

Prenez un instant pour commander notre « Guide du végan en herbe », notre brochure gratuite pour vous permettre de faire la transition vers une alimentation végane en douceur.


The post L’intelligence des poules nous rabat le caquet appeared first on PETA France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *