L’importance de faire preuve de compassion pendant à Noël

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L’esprit de Noël se centre sur la paix, la compassion et la solidarité, mais ces valeurs incluent-elle la planète et ses animaux

Alors que notre pays traverse une période d’instabilité et de crise, les fêtes de fin d’année s’annoncent comme un moment de joie et de bonne volonté. Rappelons-nous que quelque-soit la façon dont nous le fêtons, l’esprit de Noël, c’est avant tout la paix, la solidarité et la compassion.

Cependant, la destruction environnementale causée par l’élevage des animaux que nous consommons aux fêtes – et tous les jours de l’année – est tout sauf paisible. L’industrie de la viande est responsable de 14.5 pourcent des émissions de gaz à effet de serre mondiales, selon L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, et contribue en grande partie à la déforestation, la pollution des réserves d’eau et la dégradation des sols.
De plus l’alimentation carnée constitue un énorme gaspillage de nourriture. En effet, pour produire 1kg de viande de bœuf il faut 16kg de céréales, lesquelles seraient directement consommables par les populations souffrant de la faim. Consommer de la viande c’est donc ne pas faire preuve de solidarité envers les 800 millions de personnes qui souffrent de famine dans le monde. Une simple statistique prouve l’ampleur de cette vérité : si le monde entier devenait végétarien, on pourrait facilement nourrir 15 milliards de personnes, soit plus du double de la population mondiale actuelle.

Et malheureusement, notre compassion ne s’étend pas encore aux animaux dont les carcasses sont servies à la table du réveillon. Des millions d’entre eux souffrent dans l’industrie de la viande, du poisson et du foie gras, et cela d’autant plus à l’approche de la saison des fêtes.

On oublie souvent que les dindes qui, déplumées et rôties, forment la « pièce principale » de nos repas de Noël éprouvent des émotions, telles la peur et l’affection. Tout comme nous – et comme les chiens, chats et autres animaux de compagnie qui partagent nos foyers – chaque dinde est un individu avec une personnalité distincte et une envie de vivre.
Malgré cela, les dindes qui finissent sur nos tables sont élevées dans des conditions intensives et insalubres, entassées par milliers dans des hangars sombres sans lumière naturelle ni ventilation adéquate. Débecqués à un jeune âge, ces oiseaux sont engraissés aussi rapidement que possible, ce qui provoque souvent des fractures de leur ossature en croissance, trop fragile pour supporter leur poids excessif. Ces animaux en sont réduits à se trainer par terre, ou meurent, incapables de se procurer de l’eau ou de la nourriture.

À l’âge de 20 semaines, les dindes effrayées sont jetées dans des caisses de transports – si violemment parfois qu’elles souffrent de contusions et de fractures – pour être envoyées à l’abattoir ou elles seront pendues la tête en bas et égorgées, souvent sans étourdissement préalable.

Dans son encyclique « Laudato Si », le Pape François prend position contre la détérioration globale de l’environnement et appelle chaque habitant de notre planète à agir pour la protéger. Il incite également chacun et chacune à protéger les autres créatures avec lesquelles nous partageons la Terre, rappelant les liens de fraternité qui nous unissent aux autres êtres ainsi que le fait que « toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine ». Il rappelle l’importance de changer nos attitudes contemporaines envers le monde, qui sont encore globalement celles « du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats ».

Si Noël est un moment de convivialité et de regroupement familial autour d’un repas festif, c’est aussi l’occasion d’une réflexion profonde ou chacun de nous peut se livrer à un examen de conscience et repenser ses priorités, ses valeurs et son mode de vie. Je vous invite cette année à commencer une tradition où la compassion s’applique véritablement à tous les êtres, y compris ceux qui vivent confinés et exploités dans les élevages industriels.
Chacun de nous peut faire une différence considérable à la vie des animaux et à la survie de notre planète avec chaque choix alimentaire. En ces fêtes de fin d’année, je vous adresse un message d’harmonie et de compassion envers tous les êtres et de respect pour notre planète en vous invitant à déguster un repas de Noël sans viande.

 

Robert Culat est prêtre catholique du diocèse d’Avignon. Il a écrit plusieurs livres sur le végétarisme, dont Le Paradis Végétarien et Méditations Bibliques sur les Animaux. À l’approche de Noël, il a signé cet appel de PETA à l’attention des chrétiens invitant à faire preuve de davantage de compassion envers les animaux.

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