Archives de catégorie : BLOG

Abattoirs : la vidéosurveillance (encore !) en discussion à l’Assemblée nationale

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Adoptée, rejetée, réintroduite, supprimée… La vidéosurveillance dans les abattoirs est victime des atermoiements du législateur : malgré la mobilisation des associations de protection animale, dont la Fondation 30 Millions d’Amis, qui ont écrit encore récemment au gouvernement pour exiger la réintroduction de cette mesure phare, et la ténacité du député Olivier Falorni – à l’origine de cet amendement -, son contenu a été revu par rapport au texte initial de 2017.
Dans le cadre de la loi EGalim, elle sera (à nouveau !) débattue à l’Assemblée nationale à partir du 22 mai 2018. Malheureusement, l’amendement qui sera présenté n’est pas aussi ferme que celui de 2017 : dans les 6 mois suivant la promulgation de la loi, les abattoirs volontaires se verront proposer de participer à une expérimentation de la vidéosurveillance pendant 2 ans. Un rapport devrait être publié dans la foulée, aux alentours de fin 2020 normalement.

Un rideau de fumée ?

Pour Olivier Falorni, cet amendement ne va pas assez loin. En effet, il est déjà possible d’installer des caméras vidéo dans les établissements qui le souhaitent et proposer son expérimentation durant 2 ans retarde l’instauration effective de cette mesure. Sur Twitter, il dénonce « un rideau de fumée grotesque (car l’expérimentation est déjà possible !) pour tenter de faire oublier la promesse électorale d’Emmanuel Macron ». « Ils inventent l’eau tiède. Ils font simplement cela pour faire figurer le mot ‘vidéosurveillance’ dans le texte de loi », proteste-t-il dans L’Express.
« C’est un amendement d’apaisement, qui montre la volonté du groupe d’avancer sur le sujet de la condition animale », se défend Loïc Dombreval, député REM à l’origine de cet amendement modifié.
 
Pourtant, la mesure est réclamée par une majorité de Français comme en témoignent plusieurs sondages postés sur le compte Twitter de la Fondation 30 Millions d’Amis. En avril 2016, vous étiez déjà 86 % à la réclamer.

Des mesures timides

Dans ce projet de loi, devraient également figurer d’autres mesures importantes comme : le délit de « mauvais traitements » qui pourra s’étendre aux personnes morales, lors du transport d’animaux vivants et dans l’industrie alimentaire comme les abattoirs ainsi qu’une meilleure protection des salariés lanceurs d’alerte.
 
La Fondation 30 Millions d’Amis espère que, cette fois, ces mesures ne subiront plus les aléas de la navette parlementaire et entreront en application au plus vite !

Chien torturé à mort à Liévin : la Fondation 30 Millions d’Amis partie civile

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C’est un véritable acte de barbarie auquel a été confronté un promeneur sur le terril de Calonne-Ricouart (2/05/2018). Dominique a retrouvé le cadavre d’un cane corso qui aurait été battu à mort puis empalé : « Il était empalé sur un arbre, par l’estomac… on a cassé la branche pour le mettre au sol. Le chien avait été massacré », explique-t-il à France 3 régions.
 
Le cadavre du chien était en piteux état : il avait « les viscères apparentes et portait plusieurs traces de perforation », selon le rapport de police.

La Fondation 30 Millions d’Amis partie civile

La Fondation 30 Millions d’Amis a déposé plainte pour « acte de cruauté » au commissariat de Lens et s’est constituée partie civile pour que cet acte odieux ne reste pas impuni. L’enquête se poursuit pour tenter d’identifier le ou les auteurs du massacre et le propriétaire du chien.
 
Le cane corso, qui était semble-t-il âgé de 4 ans, aurait eu plusieurs propriétaires différents.
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Un chien retrouvé avec un mousqueton planté dans la patte !

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Il courait partout malgré sa douleur… Extrêmement apeuré, le croisé setter ne se laissait approcher par personne, jusqu’à ce qu’un salarié d’une entreprise basée non loin de la forêt de la Braconne, près d’Angoulême (16), ne parvienne à gagner sa confiance (10/05/2018).
Transporté au Refuge de l’Angoumois, « il ne pouvait pas poser sa patte à terre et tremblait énormément et semblait choqué », décrit Nadine, responsable du refuge.
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Opéré en urgence

Le chien, un croisé setter âgé d’un an et demi, a immédiatement été emmené chez un vétérinaire, qui a été obligé de faire appel aux pompiers pour couper le mousqueton. L’opération s’est bien déroulée et quelques soins seront nécessaires.

Le mousqueton était planté dans sa patte.
© Refuge de l’Angoumois

« On ne sait pas trop depuis combien de temps ce mousqueton était dans sa patte ni comment et pourquoi on le lui a planté. On suppose que c’était pour le garder à l’attache… confie Nadine. Notre écœurement face à tant de cruauté est total ! »

Indignation sur les réseaux sociaux

Choquée par son histoire, l’équipe du refuge a posté plusieurs photos et un long commentaire sur Facebook. Ce post a été largement relayé sur les réseaux sociaux et a suscité une véritable indignation. Cette publication aura permis à sa famille de reconnaître Noia. Le chien avait été déclaré perdu depuis le 18 avril dernier, mais n’était malheureusement pas identifié.

Depuis, sa famille l’a récupéré et a déposé plainte pour « acte de cruauté » ; la Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile pour appuyer la plainte.

Justice : peine maximale pour avoir battu et défenestré son chiot !

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2 ans de prison ferme. La peine maximale pour actes de cruauté sur un animal a été appliquée par le tribunal de Bobigny (93) à l’encontre du tortionnaire d’Attila. A 8 mois, le petit Amstaff n’aura connu qu’une vie de douleur. Régulièrement battu à coups de pied, de poing, de marteau ou de bâtons, sa vie s’est achevée brutalement lorsque son maître l’a défenestre du 3e étage d’une résidence à Neuilly-sur-Marne (15/02/2018). « Des témoins qui étaient dehors ont entendu les coups et la chienne qui hurlait à la mort », décrit Maître Maryse Bierna, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. « Attila est morte d’une hémorragie massive par éclatement de la rate et du rein due à un choc violent latéral par un coup de pied ou un objet », précise-t-elle.
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Interdiction à vie de détenir un animal

Son propriétaire, âgé de 19 ans, a été jugé en comparution immédiate à Bobigny. Outre la prison ferme, il a également été condamné à une interdiction définitive de détenir un animal : « Seule cette peine doit assurer véritablement  la protection des animaux », assure Maître Bierna. Maintenu en détention, il devra aussi s’acquitter de dommages et intérêts. « Le tribunal a été très attentif dans cette affaire », précise l’avocate.
Ne témoignant d’aucun regret, le mis en cause a tenté d’accuser de prétendus dealers qui auraient frappé puis jeté la chienne. Preuve manifeste de sa culpabilité, sa compagne, qui assistait à la scène, a immédiatement confirmé l’acte horrible à sa mère par message : « Il l’a jetée par la fenêtre, elle était déjà dans un sale état avant. »

2 chiens maltraités

Au domicile de ce jeune homme et de sa compagne, les deux chiennes – dont Attila – étaient régulièrement frappées et affamées. Selon des témoignages recueillis par les policiers, l’un des amis du prévenu aurait même recueilli Attila chez lui quelques jours « pour la protéger » car son maître avait déjà essayé de la tuer.
L’autre chienne, âgée de 2 ans, a été placée dans une famille d’accueil et sa propriétaire sera jugée en octobre 2018. Examinée par un vétérinaire, l’animal présente d’anciennes plaies de morsures sur les oreilles et les pattes, probablement lors de combats de chiens.

La justice de plus en plus sensible à la cause animale

Le Code de l’Animal, sorti en 2018.

Le Code pénal prévoit qu’une personne qui exerce –  publiquement ou non – des sévices graves ou qui commet un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est punie de 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Mais cette sanction n’est pas toujours appliquée… Pourtant, depuis la modification du Code civil en 2015 reconnaissant l’animal comme un « être vivant doué de sensibilité » et non plus comme un « bien-meuble » grâce à la Fondation 30 Millions d’Amis et la publication du 1er Code de l’Animal, « on observe une particulière sensibilisation des tribunaux à la cause animale », confirme Maître Maryse Bierna. « Les personnes qui se livrent à des sévices graves, des actes de cruauté ou à des mauvais traitements ou à un abandon, doivent prendre conscience qu’il y  aura une sanction. Il n’y a pas d’impunité ! ».

La Fondation 30 Millions d’Amis partie civile dans les procès

« Chaque année, la Fondation 30 Millions d’Amis se porte partie civile dans 250 affaires, explique Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Et parmi tous ces procès, on voit bien que les magistrats appliquent les peines avec beaucoup plus d’audace ! ».

Aidez-nous à faire condamner tous ceux qui maltraitent et à obtenir de lourdes peines devant les tribunaux ; aidez-nous à secourir et soigner toutes ces victimes innocentes. Votre soutien nous est indispensable !

Élevage de dogues argentins : après 6 ans de procédure, un couple enfin condamné !

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3 mois de prison avec sursis, une interdiction d’exercer une activité en lien avec les animaux pendant 2 ans et 2000 € de dommages et intérêts. C’est la peine prononcée par le Tribunal Correctionnel de Nîmes (28/03/2018) à l’égard d’un couple qui tenait un élevage illégal de dogues argentins. La confiscation définitive des chiens au profit de la Fondation 30 Millions d’Amis a également été prononcée.
En juin 2016 un procès avait déjà été organisé et un délibéré rendu avant d’être annulé par les prévenus en raison de leur absence au tribunal.

Rappel des faits

En octobre 2012, la Fondation 30 Millions d’Amis intervenait, sur décision administrative, pour démanteler un élevage illégal de dogues argentins près de Nîmes (30). Les chiens étaient privés de soins et de nourriture depuis une durée indéterminée et vivaient dans des conditions d’hygiène déplorables sur un terrain clôturé plein d’excréments et d’objets dangereux. Dans un tonneau en fer, les autorités ont également découvert des restes de chiens calcinés.
Plusieurs mises en demeure de se mettre en conformité avec la loi avaient été adressées à l’éleveur, en vain.
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Jordanie : 25 animaux sauvages transférés dans un nouveau sanctuaire soutenu par la Fondation

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Découvrez la vidéo de ce transfert exceptionnel !

Fauves, oiseaux, primates… déménagent ! Pour offrir encore plus d’espace aux animaux sauvages rescapés de trafics au moyen orient, la Fondation 30 Millions d’Amis a contribué au financement d’un nouveau sanctuaire à hauteur de 100 000 euros, situé dans le Nord de la Jordanie à Jerash, à 40 km de la capitale, Amman.

Le centre Al Ma’wa est le plus grand sanctuaire pour animaux sauvages dans cette région : construit sur 140 hectares en pleine forêt, il va pouvoir accueillir de nombreux pensionnaires.

Début octobre 2016, les 25 animaux du New Hope Centre situé à Amman (mais devenu inadapté) ont été transférés dans ce nouveau lieu créé par la Fondation de la Princesse Alia de Jordanie et aidée par la Fondation 30 Millions d’Amis et l’organisation internationale Vier Pfoten.

Un déménagement spécial…

Les 1ers et 2 octobre 2016, les équipes de la Fondation 30 Millions d’Amis, de Vier Pfoten et de la Fondation de la Princesse Alia de Jordanie se sont alliées pour organiser ce déménagement de grande ampleur.

La mission était de taille : transférer 25 animaux sauvages sans leur causer de stress inutile. Pour les transporter, il a fallu les anesthésier mais au préalable effectuer un bilan de santé complet pour chaque animal ! Deux vétérinaires, spécialistes des fauves à L’institut de Leibnitz de Berlin, ont été dépêchés en Jordanie pour mener à bien l’opération.

Durant 2 jours, les équipes ont travaillé sans relâche pour transférer dans un premier temps 5 lions (dont 2 sauvés du zoo de Gaza), 2 tigres et un ours. Dans un second temps, 5 loups, 2 hyènes, 19 singes Vervet, 2 babouins, 2 crocodiles et 87 serpents feront le voyage plus tard.

 

Tout s’est bien passé ! Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis

Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis était présente pour prêter main forte à ce déménagement hors normes. « Le fait de devoir anesthésier les animaux était pour nous une source d’inquiétude car il y a toujours un risque. Par ailleurs, si les fauves se réveillaient trop tôt ce sont tous ceux qui les manipulaient qui étaient en danger de mort ! Mais tout s’est parfaitement déroulé ».

Désormais, ces animaux maltraités dans des cirques, des zoos ou aux mains de collectionneurs peu scrupuleux pourront enfin retrouver goût à la vie dans ce nouveau parc, tout neuf !

Pour nous aider à continuer nos actions en faveur des animaux sauvages, faites un don.

Vénus, la sérénité retrouvée

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Venus : une retraite paisible l’attend. © DR

« Je ne comprends pas pourquoi elle n’a pas été adoptée avant, c’est une adoration ! », confie Pascale, la nouvelle maîtresse de Vénus. La chienne a été retrouvée identifiée dans la rue à l’âge de 9 ans, mais ses anciens propriétaires ne sont jamais venus la chercher… Après 3 longues années au refuge de l’Orne (61), la chienne a retrouvé le bonheur.

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Une famille conquise

« C’était une adoption très réfléchie, je souhaitais reprendre un chien depuis des années et rendre une bête heureuse », explique Pascale. « Au début mon entourage me disait que choisir un vieux chien allait m’attrister car j’allais très vite m’attacher. Aujourd’hui je ne regrette rien ! Et tout le monde me félicite. » L’un de ses fils qui, sceptique au départ, a revu son jugement : « La première fois qu’il l’a vue, il lui a dit : arrête de me regarder avec ses yeux là, je vais être obligé de t’aime. »
« Voilà déjà plus de 2 mois qu’elle est auprès de moi et l’attachement que nous avons l’une pour l’autre est très fort. C’est une vraie boule d’amour qui a su s’intégrer tout de suite à son nouvel environnement », affirme-t-elle.

Dessin du fils de Pascale. © DR

Donner une nouvelle chance
à un chien âgé

Vénus est complètement sourde et a plusieurs tumeurs sous les mamelles ; elle semble néanmoins en pleine forme. « Il faut bien réfléchir avant de prendre un chien, ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Un animal c’est de l’amour », conclut Pascale. « J’espère qu’elle pourra vivre encore de belles années, en tous les cas je fais tout pour que sa vie soit paisible. Elle m’apporte tellement. »

L’opération Doyens de la Fondation 30 Millions d’Amis a été lancée en 2005 pour donner une chance aux vieux animaux, ceux qui n’attirent pas les visiteurs dans les refuges. Pour toute adoption d’un chien âgé de 10 ans et plus dans l’un des 120 refuges participants, la Fondation s’engage à régler les éventuels frais vétérinaires à hauteur de 600 euros. En 12 ans, plus de 8200 doyens ont déjà été adoptés !

Bien-être animal : les géants de l’habillement Gap, Zara et H&M renoncent au mohair

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L’organisation de défense du bien-être animal affirme que cette vidéo a été « filmée par un témoin » et « contient des images tournées en janvier et février de cette année dans 12 élevages différents » en Afrique du Sud, pays d’où provient plus de la moitié du mohair vendu dans le monde. Elle a demandé l’ouverture d’une enquête aux autorités de ce pays. Sur ces images, des chèvres angora dont la laine sert à faire des pulls, écharpes ou couvertures, sont notamment traînées par les cornes et les pattes, soulevées par la queue et jetées au sol par les tondeurs.

Cette vidéo « a incité de nombreuses entreprises de mode internationales, dont le groupe H&M, Gap Inc., Inditex et Arcadia, à mettre en place une interdiction sur la vente du mohair« , a indiqué Peta dans un communiqué.

La laine mohair, peu utilisée

Des porte-parole de ces quatre groupes, contactés par l’AFP, ont confirmé s’être engagés à bannir d’ici 2020 cette fibre, appréciée pour sa douceur et sa légèreté. Le suédois H&M a toutefois précisé n’utiliser qu’une proportion infime de mohair dans ses collections (0,044 % des fibres utilisées), et pour son rival espagnol Inditex (Zara, Pull&Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara home, Uterqüe) cette matière ne représente qu' »un petit nombre de produits« .

« Aucun standard crédible ne permet à ce jour une information transparente et contrôlable de la production de mohair« , a affirmé un porte-parole de H&M à l’AFP, ajoutant que le groupe « continue ses recherches de fibres alternatives« . « Inditex déplore les pratiques cruelles dans les fermes de mohair sud-africaines mises au jour par Peta« , a déclaré le groupe espagnol, précisant toutefois n’avoir « en l’espèce pas de preuves de l’existence de faits semblables à ceux dénoncés par Peta dans les élevages auprès desquels s’approvisionnent (ses) fournisseurs« .

Le géant américain Gap a souligné « prendre la question du bien-être animal très au sérieux« , précisant que l’interdiction du mohair concernait ses marques Athleta, Banana Republic, Gap et Old Navy.

Le groupe britannique Arcadia (Tophsop, Topman, Burton Menswear, Dorothy Perkins, Evans, Miss Selfridge, Outfit Kids, Wallis) a également confirmé un tel engagement, exprimant sa « préoccupation face à la vidéo obtenue par Peta« . Les deux groupes n’ont toutefois pas précisé quelle était la part des articles contenant du mohair pour leurs marques.

La question du bien-être animal a également conduit récemment une série de griffes comme Gucci et Versace à bannir la fourrure de leurs collections.

Cosmétiques : le Parlement appelle l’UE à convaincre le monde entier d’interdire les tests sur animaux

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« L’expérimentation animale ne peut plus être justifiée pour les cosmétiques« , affirment les eurodéputés dans une résolution votée en séance plénière à Bruxelles à une majorité écrasante (620 voix pour, 14 contre), appelant l’Union et les Etats membres à « soutenir l’opposition des citoyens » et « le développement de méthodes d’expérimentation novatrices et humaines« .
L’Union européenne interdit tous les tests sur animaux pour l’industrie cosmétique depuis 2013 et la vente de produits testés sur les animaux. Cette interdiction n’a pas eu d’impact négatif sur le développement du secteur des cosmétiques dans l’UE, assure le Parlement : avec deux millions d’emplois, il est en outre « le plus grand marché de produits cosmétiques au monde« .

80 % continuent d’autoriser la vivisection

Toutefois, environ 80 % des pays dans le monde continuent à autoriser l’expérimentation animale et la commercialisation de produits cosmétiques expérimentés sur des animaux, note le Parlement. Le Parlement européen a aussi dénoncé le fait que certains cosmétiques sont testés sur des animaux en dehors de l’UE avant d’être testés à nouveau dans l’UE, avec des méthodes alternatives, ce qui permet à ces produits d’être mis en vente en Europe.
Les eurodéputés demandent à la Commission européenne et aux dirigeants de l’UE de porter cette cause devant les Nations unies, en l’inscrivant à l’ordre du jour de la prochaine session de l’Assemblée générale, et à « faciliter, promouvoir et soutenir » la conclusion d’une convention internationale. « Lapins, hamsters, souris, plusieurs millions d’animaux sont tués chaque année dans les laboratoires du monde entier, alors que pour les cosmétiques, plus rien aujourd’hui ne le justifie. Des méthodes de tests alternatives existent, qui sont souvent moins chères, plus rapides et plus efficaces« , a souligné l’eurodéputée libérale Frédérique Ries.
Le Parlement européen demande également à la Commission d’exclure les produits cosmétiques testés sur des animaux des accords de libre-échange, « qu’ils soient déjà en vigueur ou en cours de négociation« .

La Fondation mobilisée

Engagée contre l’expérimentation animale, la Fondation 30 Millions d’Amis a co-financé -à hauteur de 55 000 euros – le test Valitox, programme de recherche toxicologique initié en 2007. Valitox est un test qui permet de déceler l’éventuelle toxicité aiguë d’une substance sans utiliser d’animaux.

Signez la pétition de la Fondation 30 Millions d’Amis pour une interdiction définitive de l’expérimentation animale.

A.-J. Bouglione : « Un lionceau vaut moins cher qu’un chien ! »

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30millionsdamis.fr : Quels retours avez-vous depuis la sortie de votre livre, véritable plaidoyer pour un cirque sans animaux ?

André-Joseph Bouglione : Il y a beaucoup de messages positifs ! Bien sûr, il y en a qui critiquent ma démarche. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Le fait de dire ce que l’on pense attire forcément certaines critiques.

Connaissez-vous d’autres circassiens prêts à suivre votre démarche ?

Il ne faut pas sous-estimer la puissance de l’inertie. Le train qui pèse lourd peut mettre des années à s’arrêter. J’ai eu une discussion avec un confrère, dont on peut dire qu’il est l’un de ceux qui fait bien son boulot. Au début, il voulait me faire la guerre. J’essayais de lui expliquer que ses vrais ennemis, ce sont les cirques voyous ! Ce sont eux qui provoquent l’amalgame.

Quelle est la dernière information sur les cirques qui vous a choquée ?

La mort de cette éléphante lors d’un accident de la route en Espagne m’a soulevé le cœur ! C’est dramatique et pathétique à la fois. Cela résume tous les risques que cela comporte d’avoir un animal sauvage en son sein.

Comment les cirques se procurent ces animaux sauvages ?

On n’achète plus d’éléphant dans les cirques aujourd’hui. Ils sont nés en captivité. Pour les fauves, c’est différent. Il y a beaucoup de naissances et les cirques peuvent se les acheter entre eux. Certains vont même trop loin et croisent des tigres avec des lions afin de faire monter les enchères…

Combien coûte un fauve en France ?

Un jeune lionceau vaut moins cher qu’un chien ! Cela peut aller de 500 à 1 000 euros. Passé un certain âge, il devient compliqué de ne faire autre chose que les garder. Aucun zoo n’en veut, aucun refuge… J’invite les cirques à faire les démarches avec les sanctuaires pour accompagner au mieux l’animal…

Vous, vous avez gardé vos fauves jusqu’au bout ?

C’est une histoire qui me fend le cœur… J’avais une tigresse, Dina et un tigre, Madras. C’était des animaux exceptionnels. Je les ai gardé jusqu’à la fin. Un jour, Madras s’est brisé la hanche. On a dû l’opérer, lui en mettre une artificielle. Ça allait mieux, il n’avait aucune séquelle. A 16 ans, il commençait à vieillir. C’est un âge très avancé pour un tigre qui n’évolue pas dans son milieu naturel. Sa hanche s’est brisée à nouveau. Un jour, la musique du cirque s’enclenche. Tous les animaux sortent et Madras essaie de se lever péniblement et… Il n’y arrivait pas. C’est horrible ! (Il s’interrompt, ne pouvant contenir ses larmes). J’ai eu un choc qui me marquera à vie… [A la suite de cette question, André-Joseph Bouglione nous demande de le rappeler, le temps pour lui de se remettre de ses émotions.]

La Fondation 30 Millions d’Amis a réalisé un reportage chez un particulier qui pratiquait l’hivernage. A quel point cela est-il courant dans le milieu ?

Ce sont surtout les petits cirques qui ont recourt à l’hivernage. Comme ils n’ont pas de représentation toute l’année, ils laissent pendant la saison creuse leurs animaux en pension.Si cette pratique est légale, la question est plutôt morale. On peut dire que les circassiens traditionalistes sont dans le déni avec les animaux, ils sont de mauvaise foi. L’excuse du public qui veut voir des animaux ne tient plus, Pinder est d’ailleurs dans l’obligation d’annuler des dates pour faire des économies. Au lieu de nous intimider, ils feraient mieux fait de nous écouter : les animaux n’ont plus leur place dans les spectacles !

>> Découvrez notre vidéo : « cirques : l’envers du décor »