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Communiqué de presse dans France Guyane (en-dessous de l’article)

Les animaux abandonnés voués à mourir ?

Jade LETARD Vendredi 13 mai 2016

 

Chats et chiens errants se trouvent dans une bien mauvaise posture (JL)

 

Ces jours-ci, il ne fait pas bon être un animal à la rue. Chats et chiens abandonnés se trouvent dans une bien mauvaise posture. Et pour cause! L’euthanasie semble être l’option privilégiée dans bien des cas…

 

Ils peuvent aussi bien être abandonnés par leurs propriétaires qu’être issus de la prolifération de leur espèce. Pourtant, ils partagent un destin commun et parfois peu enviable.

 

Quand un animal en divagation est capturé et placé en fourrière, il y est gardé entre quatre et huit jours. Le but est de déterminer s’il appartient ou pas à quelqu’un. Si aucun propriétaire n’est trouvé, deux solutions s’offrent à la bête : l’adoption ou l’euthanasie.

 

Au chenil de la Forêt d’Émeraude, à Montsinéry-Tonnégrande – qui fait office de fourrière pour l’ensemble de la CACL – son directeur, Philippe Fondamaiche, assure « faire le maximum pour sauver quelques chiens » . Pourtant, à la fourrière, tous les chiens n’ont pas le profil pour être adoptés. La sociabilité et l’état de santé sont des critères déterminants pour décider si un animal est adoptable.

 

La solution peut-elle venir de la Société protectrice des animaux (SPA) ? C’est envisageable mais jusqu’à une certaine limite.

 

UN SEUL REFUGE SPA POUR TOUTE LA GUYANE

 

La SPA est bel et bien présente sur le territoire mais uniquement à Kourou et, à ce titre, elle ne peut prendre en charge que les animaux de la ville. Le refuge-fourrière est la propriété de la ville spatiale qui est ainsi en règle avec l’article L 211-22 du code rural stipulant que toute mairie doit prendre les dispositions nécessaires pour empêcher la divagation de chiens et de chats.

À Kourou, la SPA a aussi trouvé la solution pour éviter une issue funeste aux animaux : les transferts. En 2015, près de 1 000 chiens et chats ont voyagé vers l’Hexagone pour le plus grand bonheur de familles très intéressées par les races locales.

 

ABANDON ET PROLIFÉRATION : DE VRAIS FLÉAUX

 

Si des structures comme le chenil de la Forêt d’Émeraude ou la SPA tentent tant bien que mal d’apporter des solutions, leurs moyens restent peu suffisants pour gérer la situation.

 

Par ailleurs, la prolifération des animaux est un problème qui vient en amont et qui est due au manque de stérilisation des animaux. Pourtant, ce procédé, bien que coûteux, pourrait contribuer à éviter les portées successives.

 

Aussi, les abandons ne cessent pas. Bien au contraire, ils redoublent avant les vacances scolaires. Quand il s’agit de chiots ou de chatons, les professionnels sont contraints de procéder à des euthanasies car un animal qui n’est pas sevré peut présenter des troubles comportementaux par la suite. « Notre vocation, ce n’est pas d’euthanasier » , se désespère Virginie da Costa, vétérinaire à la clinique de Baduel. Tous les professionnels sont d’accord : on n’acquiert pas un animal sur un coup de coeur ou un coup de tête.

 

PLUS D’INFOS – Un collectif se mobilise pour les animaux domiens

 

Le Collectif Outre-mer de protection des animaux (Copa) s’inquiète du sort des chiens et chats errants des Dom qu’il considère victimes d’euthanasies abusives. Une marche est organisée samedi 28 mai à Aix-en-Provence pour mettre en lumière une situation jugée inquiétante. Le collectif souhaite que l’État et les collectivités locales utilisent les fonds publics afin de financer des programmes de stérilisation et de sensibilisation.

 

http://www.franceguyane.fr/actualite/education-sante-environnement/les-animaux-abandonnes-voues-a-mourir-293306.php